Le représentant national d'Unifor, Carl Dallaire, affirme que les employés de l'Usine Grande-Baie recevront une lettre du syndicat lundi.

Maraudage intensif à l'Usine Grande-Baie

Les campagnes de maraudage se poursuivent à l'Usine Grande-Baie de Rio Tinto. Selon François Beaudoin et Carl Dallaire d'Unifor, cette usine sera bientôt syndiquée, peu importe avec quelle organisation syndicale.
Depuis quelques mois, les Métallos et Unifor sont en maraudage dans cette usine de La Baie, la seule de Rio Tinto qui n'est toujours pas syndiquée. Lundi, les employés recevront d'ailleurs une lettre du syndicat Unifor présentant les avantages de se tourner vers l'organisation.
« Nous avons vraiment beaucoup d'appels d'employés de l'usine depuis quelque temps. Je peux vous dire qu'il y a beaucoup d'inquiétude. Cette usine n'a jamais été syndiquée et plusieurs n'ont jamais ressenti le besoin de l'être. Mais aujourd'hui, les choses ont changé et les employés aimeraient avoir un rapport de force face à l'employeur », a expliqué le représentant national d'Unifor, Carl Dallaire, lors d'un entretien accordé au Quotidien
Les récentes coupes annoncées par l'employeur à l'Usine Grande-Baie ont évidemment donné des arguments aux syndicats qui souhaitent s'y implanter. « C'est certain que les annonces ont allumé une lumière. Les employés ont soif d'information et, individuellement, ils n'ont pas de poids pour obtenir cette information. Certains nous disent qu'ils ne pensaient pas qu'un syndicat était nécessaire, mais ils ont changé d'avis », a ajouté François Beaudoin, qui est représentant au recrutement d'Unifor pour la province de Québec. 
Les deux hommes précisent qu'ils ne partent pas en guerre contre les Métallos, qui sont également en campagne de maraudage à Grande-Baie. « Nous pensons que cette usine sera syndiquée d'ici peu, peu importe avec quel syndicat. Ce qu'on désire, c'est informer les employés et c'est pour cette raison que nous envoyons une lettre demain (lundi) », a fait valoir Carl Dallaire. 
À la fin du mois de janvier dernier, la direction a annoncé des coupes de 12,6 M$ à l'Usine Grande-Baie de Rio Tinto, ce qui pourrait se traduire par 103 postes coupés.
Environ 25 % des emplois coupés à Grande-Baie seraient donnés en sous-traitance, à salaire moindre. Il s'agit des emplois de transporteurs d'anodes et de creuset ainsi d'emplois reliés à la rénovation des cuves. La compagnie verrait aussi une « fenêtre intéressante » pour procéder par une abolition par attrition à Grande-Baie. L'usine ayant ouvert ses portes il y a un peu plus de 35 ans, plusieurs employés sont à l'aube de la retraite.
Unifor représente déjà les employés de la plupart des installations de Rio Tinto, sauf ceux de l'Aluminerie d'Alma, qui sont représentés par les Métallos.