Chantiers Chibougamau a conçu des classes modulaires en bois pour répondre au problème de surpopulation dans les écoles.
Chantiers Chibougamau a conçu des classes modulaires en bois pour répondre au problème de surpopulation dans les écoles.

Manque d'espace dans le écoles: Chantiers Chibougamau propose une solution

L’entreprise Chantiers Chibougamau a dévoilé, jeudi, un nouveau concept de classe modulaire en bois massif pour les écoles aux prises avec un problème urgent de manque d’espace. Les deux premières classes construites par l’entreprise se trouvent dans l’école Riverside, dans le secteur d’Arvida.

Coûtant moins de 250 000 $ chacune, ces classes prennent environ deux mois à construire. Elles représentent une solution temporaire à la surpopulation des écoles, mais peuvent avoir une durée de vie estimée à 25 ans.

Pour le directeur exécutif du développement corporatif de Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, ces classes sont un moyen de joindre l’utile à l’agréable. « Le coût des classes est un peu plus élevé que ceux d’une roulotte, mais la qualité du produit ne se compare pas », a raconté M. Verreault, insistant sur l’aspect lumineux et chaleureux de ces classes.

Selon M. Verreault, ce type de construction possède aussi plusieurs avantages environnementaux. « Une classe comme celle-ci contient 30 tonnes de carbone séquestré. Dans cette seule classe, il y a l’équivalent des émissions pour une année de huit voitures », a-t-il expliqué.

Frédéric Verreault, directeur exécutif du développement corporatif de Chantiers Chibougamau, affirme que son entreprise est prête à répondre à la demande.

Les deux classes présentées aux médias jeudi servent de prototypes. On y récolte des données pour mesurer leur efficacité énergétique et acoustique.

« On espère avoir des commandes de quelques dizaines d’unités pour l’été 2020. On est prêts à répondre à une telle demande du ministère », indique M. Verreault.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a quant à lui rappelé que ces classes répondaient à un besoin de manière inventive.

« Selon moi, c’est un endroit pour bien vivre ses études et développer l’apprentissage chez un enfant », a affirmé M. Dufour, qui espère que d’autres commissions scolaires oseront et utiliseront les classes de Chantiers Chibougamau plutôt que d’utiliser les roulottes pour régler les problèmes d’espace.

La députée de Chicoutimi, Andrée Laforest, voudrait que de nouveaux usages du bois dans la construction se généralisent. Elle croit qu’il est payant de miser sur l’innovation. « Ce projet novateur montre que ça peut être payant de sortir des sentiers battus. [...] Notre gouvernement veut faire en sorte que de plus en plus d’entreprises et d’organisations développent le réflexe d’utiliser le bois, comme ici », a lancé Mme Laforest.

Le gouvernement du Québec a profité de cette occasion pour octroyer 200 000 $ à Chantiers Chibougamau pour financer la construction des classes. Cette somme provient du Programme de vitrine technologique pour les bâtiments et les solutions innovantes en bois.