Martin Harvey a questionné la mairesse sur le manque à gagner causé par le remboursement du G7.

Manque à gagner du G7: Saguenay puisera dans ses réserves

Saguenay compensera le manque à gagner de 422 000$ causé par un remboursement des dépenses du Sommet du G7 tenu en juin 2018 dans Charlevoix moins élevé que prévu en puisant dans ses réserves financières.

La Commission de la sécurité publique, réunie le 4 juillet dernier, a accepté le montant offert par Ottawa pour les réclamations du G7. Saguenay pensait recevoir près de 1 900 000$, mais a finalement reçu 1 374 393$ du ministère fédéral de la Sécurité publique pour les dépenses occasionnées par le Service de police de Saguenay (SPS).

Questionnée par le conseiller du district 15, Martin Harvey, la mairesse a laissé la parole au directeur général adjoint, Denis Simard, pendant la séance du conseil municipal, Il a avoué candidement que le chef du SPS de Saguenay avait assumé de manière erronée que les dépenses des employés permanents étaient remboursables.

La mairesse Josée Néron a précisé que le 422 000$ n’avait pas été dépensé, mais que les surplus de la Ville allaient être amputés de ce manque à gagner.

«C’est un montant qui avait été budgété. Ce que ça donne, au final, c’est que dans le montant du surplus qui avait été déclaré, il y a 422 000$ de moins. Le conseil a été prudent. Il n’avait pas dispersé ce surplus. L’argent avait été mis dans les réserves pour les infrastructures, le déneigement ... C’est de l’argent qu’on avait présumé avoir mis de côté.»

Mme Néron a ajouté que ce de mauvaises planifications ne devaient plus se reproduire. «Ce n’est pas une nouvelle le fun à entendre tant pour les contribuables que pour les élus.»

«J’en ai parlé avec le directeur général, je lui ai posé plusieurs questions, et je lui ai dit que ce genre de situation, je n’en voulais plus sous ma gouvernance. Le directeur de police avait montré son rapport de dépenses à des personnes et il avait été accepté verbalement. J’ai demandé qu’on s’en tienne au protocole signé dorénavant avec les ministères. Ce sont des erreurs que je ne veux plus voir sur ma gouvernance».

Selon Martin Harvey, il n’était pas dans les responsabilités du conseil d’effacer les erreurs des hauts fonctionnaires, des gens qui sont habituellement compétents, croit-il. «On n’était pas supposé de dépasser le budget», a martelé M. Harvey.

Société de développement commercial

Le conseil municipal de Saguenay a adopté un règlement limitant sa participation financière aux sociétés de développement commercial. La Ville égalisera le montant des cotisations des membres des sociétés, jusqu’à concurrence de 60 000 dollars annuellement.

À l’heure actuelle, il existe seulement une société de développement commercial dans les limites de la ville, soit la Zone Talbot. Avec les cotisations de ses membres, elle ramasse annuellement près de 120 000$, grâce aux cotisations obligatoires de ses membres, a indiqué le conseiller Michel Potvin.

Si une autre société de ce genre était fondée à Saguenay, la Ville participerait à son financement selon les mêmes modalités.