«M. Legault doit promettre de ne pas mettre une cenne dans GNL Québec», a exprimé la porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé.
«M. Legault doit promettre de ne pas mettre une cenne dans GNL Québec», a exprimé la porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé.

Manon Massé invite le gouvernement à ne pas investir dans GNL Québec

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Québec solidaire a une fois de plus pris position contre le projet de gazoduc de GNL Québec. Cette fois, c’est la porte-parole du parti, Manon Massé, qui a demandé au premier ministre François Legault de s’engager à ne pas mettre d’argent public dans le projet. Elle a aussi proposé de nouveaux investissements au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

C’est à la suite du retrait de l’investisseur Warren Buffet via son fonds Berkshire Hathaway, qui voulait investir 4 G$, et à la veille du dépôt du prochain budget provincial que Mme Massé a interpellé le gouvernement caquiste à ne pas compenser pour les pertes. Elle a également qualifié le projet de « canard boiteux ».

« Maintenant que le gazoduc et le port méthanier sont en péril, les promoteurs de GNL vont tout faire pour convaincre le gouvernement de mettre notre argent public dans leur projet. Depuis le début, c’est évident que ce projet-là n’est financièrement pas solide et qu’il dépend de la générosité de gouvernements naïfs comme celui de M. Legault », a déclaré la porte-parole de Québec solidaire par voie de communiqué.

Elle propose plutôt de réorienter Investissement Québec pour soutenir la transition économique, tout en abandonnant les hydrocarbures. « La demande pour les hydrocarbures va nécessairement décliner et le Québec va perdre beaucoup s’il investit dans le gaz naturel alors que les grands investisseurs prennent leurs jambes à leur cou. Le budget qui sera déposé mardi prochain doit être celui de la transition et des investissements verts, pas celui d’une économie passée date. »

Investissements

Manon Massé espère que le prochain budget contiendra plutôt des investissements importants pour le développement régional qui respectent l’environnement partout au Québec, et particulièrement au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« GNL Québec, après la construction, c’est seulement 300 emplois et des risques immenses pour l’environnement. Québec solidaire propose de tourner le dos au projet de GNL Québec et de plutôt financer des activités de développement économique vertes. Il faut donner les moyens aux travailleurs et aux travailleuses, ainsi qu’aux entrepreneurs, de gérer leurs ressources et leur propre développement sans dépendre des multinationales. Misons sur ce qui fait déjà la fierté de la région : l’énergie propre, l’économie circulaire, la 2e et 3e transformation, l’économie du savoir », a-t-elle ajouté.

Des idées d’alternatives

Nombreux sont ceux qui ont critiqué les opposants à GNL Québec de ne pas avoir de projets d’investissements dans la région. Mme Massé a voulu répondre en proposant quelques alternatives, notamment de moderniser le secteur de l’aluminium et faire de la région le leader mondial de l’aluminium écoénergétique.

Québec solidaire veut aussi améliorer et diversifier l’industrie forestière déjà établie, développer le secteur agroalimentaire et faire progresser l’économie numérique qui est en plein essor au Saguenay–Lac-Saint-Jean.