S’ils déclenchent la grève, les employés du Manoir Champlain continueront d’assurer les services essentiels.

Mandat de grève au Manoir Champlain

Près de 120 syndiqués du Manoir Champlain, une résidence pour personnes aînées de Chicoutimi, se sont dotés d’un mandat de grève du 30 mai au 1er juin. Le moyen de pression a été adopté, jeudi soir, presque à l’unanimité, en même temps qu’un mandat de grève illimité à déclencher si les négociations pour améliorer leurs conditions de travail stagnent.

Les membres du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, revendiquent principalement de meilleurs salaires. Les préposées aux bénéficiaires ont obtenu un taux horaire de 14,75 $, mais elles visent 15 $, ce que prévoit le plan national du syndicat. Les employés affectés à l’entretien et en salle à manger gagnent présentement 13,07 $ l’heure à l’embauche et voudraient au moins un dollar supplémentaire. Les infirmières auxiliaires et les employés responsables de l’animation demandent aussi une hausse d’un dollar l’heure.

«Le salaire minimum augmente sans cesse. Il est maintenant à 12,50 $. L’écart diminue de plus en plus pour nos membres, qui ont des responsabilités importantes», remarque la conseillère syndicale régionale Annie Potvin, en entrevue téléphonique.

Les syndiqués ont rejeté une entente de principe en avril. Leur convention collective est échue depuis le 27 janvier 2019. Ils ont réussi à ajouter des rangs à l’échelle salariale, mais désirent également pouvoir cumuler les primes de soir et de fin de semaine, et fractionner leur semaine de vacances en plusieurs jours. Ils aimeraient également avoir une fin de semaine de congé sur deux, plutôt que sur trois.

«L’employeur dit qu’il n’est pas en pénurie de main-d’oeuvre, mais on croit qu’il est touché aussi. Les employés ont de la difficulté à prendre leurs congés, note Mme Potvin. S’il veut attirer la main-d’oeuvre, les conditions de travail doivent être attrayantes.»

Une journée de conciliation était prévue le 30 mai, mais les parties tentent de la devancer. Le syndicat oeuvre à créer une entente avec l’employeur afin d’organiser les horaires en temps de grève, pour respecter l’offre des services essentiels.