Le retour aux études de Julie Saulnier-Guérin a également été une source de motivation pour son fils.
Le retour aux études de Julie Saulnier-Guérin a également été une source de motivation pour son fils.

«Maman va à l’école»: Julie Saulnier-Guérin, fière boursière

Julie Saulnier-Guérin a dû prendre son courage à deux mains pour retourner sur les bancs d’école. Maman d’un garçon en première année, elle jongle maintenant avec un horaire conciliant le travail, la famille et l’école. Ses efforts ont d’ailleurs été récompensés, dernièrement, alors qu’elle a reçu une bourse d’études, une initiative de l’organisme «Maman va à l’école».

Julie Saulnier-Guérin faisait l’entretien ménager à l’époque, à Lévis, où elle a résidé pendant 7 ans. C’est lorsqu’elle a pris la décision de revenir dans sa région natale du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’année dernière, qu’elle a pris le temps de réfléchir sur sa future carrière. Animée par un désir d’offrir «un plus» pour subvenir aux besoins de son jeune garçon, la maman âgée de 40 ans étudie maintenant en secrétariat au Centre de formation générale des adultes (CFGA), à Jonquière, et apprécie particulièrement l’encadrement offert par l’établissement, un encadrement qui l’encourage à persévérer.

«Ce personnel-là, mon dieu, c’est de l’or. Je suis fière de faire partie de leur environnement et c’est drôle à dire, mais je m’ennuie d’eux autres, j’ai hâte de les retrouver à l’automne», s’exprime-t-elle avec le sourire dans la voix.

La mère monoparentale vit bien son nouveau quotidien. «C’est de se replonger là-dedans. Maintenant, ce sont des plus jeunes qui sont à l’école, mais j’aime ça, je n’ai pas de préjugés, je les aide. Je me sens bien dans mon nouvel environnement. C’est de l’adaptation», continue-t-elle.

Dans la famille, maman n’est pas la seule à apprendre de nouvelles notions à l’école. Son retour dans le milieu scolaire est également une motivation supplémentaire pour son garçon. «Ça l’encourageait pour lui, à l’école. Ça l’encourageait que nous soyons tous les deux aux études, que maman aussi, et que dans la vie, il n’y a pas d’âge et pas de temps», fait-elle remarquer.

La bourse, une fierté
Tout comme deux autres mères monoparentales étudiant au CFGA, Julie Saulnier-Guérin est récipiendaire d’une bourse d’études remise par l’organisme « Maman va à l’école », associé au Centre de services scolaire De La Jonquière. Cette année, l’organisme Accès-Travail-Femme, la fondation Léa-Roback et le Syndicat de l’enseignement De La Jonquière ont aussi contribué aux bourses qui totalisent 2250 $. Alexandra Landry-Girard et Isabelle Vermette sont les deux autres mamans récompensées pour leurs efforts et leur persévérance scolaire.

Fierté, c’est le mot qui résume le mieux ce qu’a ressenti l’étudiante en secrétariat lors de l’annonce de la bourse. En entrevue avec Le Quotidien, Mme Saulnier-Guérin a signifié à plusieurs reprises ce sentiment qui l’a envahi cette journée-là, d’autant plus qu’elle ne s’y attendait pas du tout. «C’est ma prof qui m’est arrivée avec ça. Elle m’a fait remplir un formulaire, puis j’ai complété ce qui devait être complété et j’ai été choisi parmi tant de personnes qui avaient fait une demande», s’étonne-t-elle.

Pour la présidente et fondatrice de «Maman va à l’école», Paula Duguay, cette bourse est un «coup de pouce» pour aider les mères monoparentales qui font un retour à l’école. «Elles ont des défis toujours en double, que ce soit à la maison ou le retour aux études, alors, retourner aux études avec des enfants en bas âge, c’est tout un défi à relever, souligne-t-elle. Nous, nos bourses, c’est vraiment pour les encourager.»

Cette année, le processus boursier a été quelque peu chamboulé par la pandémie, mais des 13 régions représentées par l’organisme, Jonquière peut se vanter d’être le seul secteur à avoir remis les bourses aux mamans, grâce aux efforts des différents partenaires, dont le CFGA.

Pour la suite, Julie Saulnier-Guérin prévoit prendre le temps nécessaire pour compléter sa formation, ce qui devrait la placer sur le marché du travail dans deux ans, environ. Déjà, elle a des contacts. «Je me fais déjà offrir des petits postes!»

Un bel avenir l’attend, selon elle.