Le statut juridique de la Maison Jean-Eudes-Bergeron passerait de celui de ressource intermédiaire relevant du ministère de la Santé à celui d'îlot résidentiel relevant de la SHQ.

Maison Jean-Eudes Bergeron: solution à l'horizon

Une solution administrative se dessine afin d'assurer le financement à long terme de la Maison Jean-Eudes-Bergeron, d'Alma, qui permettra à la vingtaine de résidants lourdement handicapés de demeurer sur les lieux et de recevoir les soins auxquels ils ont droit.
À l'issue d'une rencontre tenue jeudi après-midi avec le chargé de projet de la Société d'habitation du Québec (SHQ), Laurent Jeté, de la Coopérative de soins à domicile Lac-Saint-Jean-Est, propriétaire de la maison, de la Ville d'Alma, du CIUSSS, du bureau du député Alexandre Cloutier, il a été convenu que le statut juridique de la Maison Jean-Eudes-Bergeron passerait de celui de ressource intermédiaire relevant du ministère de la Santé à celui d'îlot résidentiel relevant de la SHQ, a expliqué Gilles Bergeron, administrateur mandaté par le conseil d'administration pour résoudre le problème de financement.
Selon les explications fournies par M. Bergeron, la Maison Jean-Eudes-Bergeron deviendra un organisme sans but lucratif (OSBL) qui deviendra ainsi éligible à du financement via le programme Accès Logis géré par l'Office municipal d'Habitation d'Alma (OMH) qui lui-même, est financé via la SHQ. « La maison deviendra un îlot résidentiel. On en est venu au constat que la Maison Jean-Eudes-Bergeron ne pouvait continuer comme ressource intermédiaire puisqu'elle ne rejoignait pas les besoins des résidants. On s'est tourné vers Accès Logis. Le nouvel OSBL aura le mandat de gérer le bâtiment avec le soutien de la SHQ », a déclaré M. Bergeron.
Pour ce qui est des soins à assurer aux résidants, il ajoute que le CIUSSS devient un acteur important puisqu'il achètera les services dispensés par le personnel de la Coopérative de soins à domicile Lac Saint-Jean-Est, ce qui signifie qu'il faut prévoir que les résidants n'auront à subir aucun changement en ce qui a trait au soutien qui leur est dispensé après l'évaluation des besoins qui sera effectuée.
Le 27 juillet dernier, la demande pour les modifications à apporter a été déposée auprès de la SHQ. Le 15 septembre, une nouvelle rencontre est prévue entre les intervenants concernés pour dresser un état de situation. « On pense que le 15 septembre, on aura tous les éléments pour dire que le dossier peut continuer à cheminer », ajoute M. Bergeron.
En attendant que le dossier ne trouve une conclusion, il n'en demeure pas moins que la maison doit obtenir du financement, puisqu'en juin dernier, le cabinet de la ministre déléguée à la Santé, Lucie Charlebois, était intervenu en dernier recours pour débloquer une enveloppe de 50 000 $ permettant à l'établissement de poursuivre ses activités pour les mois d'août et septembre et ainsi combler le manque à gagner.
Le 1er septembre approche à grands pas et les intervenants ont bon espoir que des sommes supplémentaires seront accordées pour le maintien des soins en attendant que la solution définitive soit mise en application. M. Bergeron s'est dit confiant que l'organisme pourra obtenir de l'aide financière supplémentaire. En juin, le premier ministre Philippe Couillard et Mme Charlebois s'étaient engagés à tout faire pour trouver une solution aux problèmes de financement rencontrés. M. Bergeron a souligné le travail et l'implication du député Alexandre Cloutier dans le dossier qui a eu des retombées médiatiques jusqu'à l'échelle nationale avec des témoignages rendus, entre autres, d'un des résidants, Gino Lebel.
On se souviendra que des résidants de la maison s'étaient déplacés jusqu'à l'Assemblée nationale pour assister à la période de questions et que l'événement avait laissé place à un accrochage entre le premier ministre Couillard et M. Cloutier concernant le tutoiement pratiqué à l'endroit de M. Lebel.