Le maire d'Alma, Marc Asselin, se représente aux prochaines élections municipales et aucun adversaire ne s'est manifesté jusqu'à présent.

Mairie d'Alma: Marc Asselin a le champ libre

Le maire Marc Asselin sera probablement le seul choix des Almatois aux élections municipales du 5 novembre, mais ce n'est pas une raison pour prendre des vacances. Le politicien n'a pas chômé cet été et a préparé son programme avec entrain.
Difficile d'arrêter l'élu lorsqu'il parle de sa ville adorée. Le maniaque d'aviation peut discourir des heures sur les drones et le centre d'excellence qui leur est consacré à l'aéroport municipal. Il a travaillé pour l'implanter avant même d'être élu maire en 2009. Pour celui qui sollicite un troisième mandat à la tête d'Alma, nul doute que les technologies doivent prendre une place importante à l'avenir.
« Je lancerai mon programme électoral le 22 septembre, et le thème sera un virage stratégique axé sur le numérique. Je parle de ville intelligente, d'optimisation du transport en commun, d'améliorer nos façons de faire selon le développement durable », énumère Marc Asselin.
Le travail sur le terrain est réalisé
Le maire souligne d'ailleurs le succès de Taxibus. Conscient de la population vieillissante, il veut aussi offrir de meilleurs services aux aînés. 
« Ça peut créer des emplois pour les jeunes en soutien à cette tranche d'âge en même temps », croit-il.
Le politicien est dans une situation bien différente des candidats à la mairie de Saguenay, par exemple. Le travail sur le terrain est fait depuis longtemps. « Je n'ai pas d'information pour le moment que j'aurais un adversaire, admet-il. C'est important pour moi de rester transparent devant mes électeurs et de leur présenter mes idées. Je n'ai pas peur du débat. »
Avec les Fêtes du 150e anniversaire d'Alma, Marc Asselin a bien profité bien de son été... mais en travaillant. Il est arrivé un peu plus tard que prévu pour le rendez-vous avec Le Progrès il y a un mois, sa dernière réunion s'était éternisée. « Imaginez, je suis en vacances présentement ! Je l'ai déjà fait, partir quelques semaines, mais être maire, c'est un poste qui se ne délègue pas. Tu reviens et tu as une pile haute comme ça sur ton bureau », raconte-t-il en montrant ses mains largement écartées.
En 2013, Marc Asselin avait reçu un peu plus de 66 % des votes. « C'est la première fois en 18 ans de politique que je me retrouve sans opposition. »
Et la première qualité qui importe dans ce domaine, c'est « aimer le monde », assure-t-il. À entendre Marc Asselin rappeler des moments marquants de sa carrière comme la rénovation du centre multisports pour les Jeux du Québec, la maintenance du service de la dette et sa fierté pour les entreprises qui s'implantent dans le parc industriel, on n'a pas de difficulté à le croire. 
Le maire dressera son bilan à la prochaine séance du conseil municipal, le 18 septembre. Ce sera au tour des conseillers le 2 octobre. Parmi eux, Gino Villeneuve et Gilles Girard ne sollicitent pas un nouveau mandat.