Des rénovations se font présentement à l’école primaire du Vallon de Petit-Saguenay et se termineront vers le mois d’octobre, selon la directrice de l’école, Myriam Plante. Parmi les rénovations, une très grande cuisine communautaire avec une serre adjacente seront implantées, ce qui viendra valoriser la pratique d’une saine consommation alimentaire.
Des rénovations se font présentement à l’école primaire du Vallon de Petit-Saguenay et se termineront vers le mois d’octobre, selon la directrice de l’école, Myriam Plante. Parmi les rénovations, une très grande cuisine communautaire avec une serre adjacente seront implantées, ce qui viendra valoriser la pratique d’une saine consommation alimentaire.

Maintien des quatre classes à l’école du Vallon de Petit-Saguenay

Emilie Gagnon
Le Quotidien
L’école primaire du Vallon de Petit-Saguenay gardera ses quatre classes multiniveaux pour la rentrée scolaire 2020. Le Centre de service scolaire des Rives-du-Saguenay (CSSRS) a confirmé l’information au maire de Petit-Saguenay, Philôme La France, et ce dernier se réjouit de la nouvelle.

Dans son exercice préliminaire de mai dernier, le CSSRS prévoyait diminuer le nombre de classes multiniveaux à l’école primaire du Vallon, passant de quatre à deux.

« Dans les faits, l’exercice préliminaire est toujours fait par rapport à l’affectation de nos enseignants en lien avec les besoins des milieux et avec le nombre d’élèves, a fait savoir au Quotidien la directrice générale du CSSRS, Chantale Cyr, jeudi. Effectivement pour l’école du Vallon, lorsqu’on avait appliqué les règles de financement du ministère en mai dernier, il y avait un enseignant qui était jugé de trop dans le milieu. »

Toutefois, après analyse, il est fort possible qu’il y ait du roulement durant l’été comme des déménagements, entre autres. Ainsi, les données peuvent changer. C’est effectivement ce qui s’est produit pour l’école du Vallon. Une décision finale a été rendue et Mme Cyr a pu confirmer au maire de Petit-Saguenay que l’école primaire garderait le même nombre de classes pour la rentrée automne 2020.

« La bonne nouvelle, c’est que le CSSRS a pris un engagement pour le rayonnement et le développement de notre école, a indiqué le maire du village, Philôme La France. Nous avons maintenu le nombre de classes à quatre. Depuis, il y a une augmentation de la fréquentation scolaire. Et on regarde vers l’avenir pour faire augmenter le nombre d’élèves dans l’école. » L’école du Vallon compte une trentaine d’élèves répartis dans quatre classes : maternelle, première et deuxième année, troisième et quatrième année ainsi que cinquième et sixième année.

Le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France.

Projet passion : une nouvelle idéologie en termes d’éducation

L’école du Vallon innove au niveau de sa pédagogie depuis près de 10 ans grâce à son projet Passion. Mais depuis 2018, le projet se déploie à vitesse grand V. La structure y est bien implantée et le projet est maintenant bien modelé à l’horaire des élèves.

Le projet Passion se déploie en cinq volets : celui des sciences, de l’écologie et du développement durable, de l’activité physique et du plein air, des arts comprenant les arts visuels, arts plastiques, arts dramatiques et la photographie ainsi que le volet de la cuisine. « L’objectif est de permettre à chaque élève de n’importe quel âge, allant de la préscolaire quatre ans jusqu’à la sixième année, de lui présenter différentes activités », explique la directrice de l’école, Myriam Plante. Il faut également savoir qu’à l’école du Vallon, chaque élève possède sa propre tablette.

Lorsque le CSSRS a annoncé la coupure de classes, en mai dernier, il y a eu incohérence, selon le maire de Petit-Saguenay. « On travaille sur ce projet innovateur depuis un certain temps et le CSSRS n’était pas tout à fait au courant », indique Philôme La France. Depuis, Chantale Cyr dit avoir visité les lieux et constaté l’ampleur du projet Passion. D’ailleurs, elle dit avoir décidé de laisser le quatrième enseignant pour faire vivre « ce beau projet. »

« Ce que l’on veut au Centre de service scolaire, c’est d’avoir des projets différents pour permettre aux jeunes de réussir, a pour sa part souligné Chantale Cyr. Lorsqu’on parle du projet Passion, c’est un projet qui a vraiment des particularités. Il a été mis de l’avant par l’équipe-école en place et il vient rejoindre toutes les notions environnementales et les notions de bien-être. On veut faire vivre ce projet-là, on veut que les gens le connaissent parce que ça peut répondre à un autre besoin pour nos élèves qui veulent réussir, mais qui ont plus de difficultés dans un parcours traditionnel. »

Selon Philôme La France, des parents ont même décidé d’inscrire leurs enfants à l’école sachant le type de projet qui se trame dans l’établissement scolaire. « Nous avons une des meilleures équipes-écoles du Québec. C’est assez exceptionnel ce qu’on a comme mobilisation au niveau du corps enseignant ici. Avec l’école que nous aurons l’an prochain, on va avoir un projet de collectivité. Et la commission scolaire s’est engagée à nous soutenir pour faire en sorte que notre école rayonne et qu’elle soit un outil d’attraction. »

Philôme La France est d’avis qu’avec toutes ces innovations, l’école primaire du Vallon sera l’« une des plus belles écoles en milieu rural du Québec, avec des procédés écologiques, une pédagogie particulière ».