L'UQAC récupère 2,1M$

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a obtenu son cadeau de Noël de la part du nouveau ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge. Il a annoncé l’octroi de 2,1 M$ afin de combler la perte de 4,2 M$ imposée à l’enveloppe de financement régional, annoncée à la fin novembre.

L’investissement total annoncé mardi est de 7,5 M$ pour les universités des régions.

En entrevue, la rectrice Nicole Bouchard s’est montrée satisfaite de l’argent versé. Le montant équivaut dans les faits au rétablissement de l’enveloppe régionale puisque l’institution se situe à la mi-année de son exercice financier.

Effectuant un retour sur le passé, Mme Bouchard a mentionné qu’au début des années 2000, l’UQAC et les autres universités avaient été soumises à une révision de la politique de financement touchant les surcroîts d’enseignement. « Ça faisait 15 ans que les taux n’avaient pas été révisés. Il y a avait un reclassement des disciplines qui n’avaient pas été fait, mais toutes les universités avaient vu leur enveloppe être bonifiée », explique Mme Bouchard. À l’époque, le « courage » de l’ex-ministre de l’Éducation, Hélène David, avait été souligné.

Pour ce qui est de l’enveloppe des régions, elle a fait l’objet d’une entente négociée par chaque université. L’UQAC avait pu soutirer 4,2 M$ sur les 15 M$ qui avaient été offerts, ce qui ne correspondait pas à des logiques scientifiques de méthodologie.

L’austérité budgétaire instaurée en 2012, la disparition de l’enveloppe des régions, la déréglementation des frais imposés aux étudiants internationaux et la diminution du financement des facultés de génie ont incité les rectorats à bouger. En juillet dernier, une entente a été signée avec le gouvernement libéral afin de revoir chacun des points en créant des comités de travail, selon Mme Bouchard.

La mobilisation du milieu universitaire, des élus municipaux et régionaux, et du milieu des affaires, au cours des trois dernières semaines, ont permis d’alerter le nouveau ministre élu. « Face à la perte de financement, on a regardé davantage la reconnaissance de notre mission régionale. On est cinq universités en région. On ne pèse pas très lourd dans la balance de par notre population étudiante, notre population, mais en plus de notre mission d’enseignement et de recherche, on offre les services de développement des collectivités et ce n’est jamais comptabilisé. Cette mission, on la porte sur nos bras. Les défis de l’immigration, de la rareté de la main-d’œuvre, de l’accessibilité aux études et de la santé durable devront être relevés. On ne pouvait laisser dissoudre une telle enveloppe. »

La rectrice ajoute que le dialogue se poursuivra avec le ministre afin de régler d’autres dossiers liés au financement comme l’internationalisation de la clientèle étudiante afin que ce ne soit pas uniquement les grands centres qui en bénéficient.

Planification stratégique

Tous ces dossiers devraient apparaître dans la nouvelle planification stratégique adoptée le 11 décembre dernier par le conseil d’administration, un exercice qui s’est étalé sur une année et demie. Le lancement public de ce plan sera réalisé à la fin de janvier prochain. « On a déterminé où on veut aller au cours des cinq prochaines années avec une relecture de notre gouvernance, avec une équipe complète et complémentaire. L’année se termine sur une belle note », conclut-elle.