La chercheuse à l’UQAC, Catherine Laprise.

L'UQ veut créer un centre de recherche en santé durable

L’Université du Québec (UQ) souhaite obtenir la reconnaissance du gouvernement du Québec pour devenir le premier centre de recherche intersectoriel en santé durable de la province. Une demande a été acheminée au Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) le 12 novembre par la chercheuse Catherine Laprise et son équipe.

L’an dernier, le Centre de santé durable a été implanté à l’université régionale. Comme le précise Catherine Laprise, la rectrice Nicole Bouchard croit dur comme fer en la pertinence de ce projet, lequel favorise le travail multisectoriel des professionnels et chercheurs qui travaillent ensemble pour développer des modèles innovants en santé.

Depuis un an

Le centre est en place depuis un an, mais amorce tout juste ses activités. La direction de l’UQAC a assuré que le centre obtiendrait le financement nécessaire pour soutenir ses activités pendant quatre ans. Le concept de santé durable vise l’analyse de tous les déterminants en santé, notamment l’environnement, les habitudes de vie, l’organisation des soins de service et les diverses professions en santé.

Selon Catherine Laprise, la reconnaissance de Québec permettrait l’implantation d’une structure favorisant la mise en commun des connaissances et du savoir-faire de chercheurs et de professionnels de l’ensemble du réseau de l’Université du Québec (UQ). On créerait ainsi le CRISUQ, dont les assises seraient situées à Chicoutimi.

Exemples concrets

À titre d’exemple concret de ce que pourraient donner les travaux, Catherine Laprise parle de développer des trousses destinées aux enseignants qui ont intégré les cours de sexualité à l’école.

« Avec l’appui de la commission scolaire, on voudrait voir comment, avec les plus récentes découvertes, on peut développer des outils pour aider les enseignants et bénéficier de leur rétroaction », cite celle qui croit que la légalisation du cannabis recèle de nombreux enjeux et pourrait susciter l’intérêt des chercheurs en santé durable.

Plusieurs projets sont dans la mire de Catherine Laprise et ses acolytes, notamment des collaborations avec le Grand défi Pierre Lavoie et le programme LabÉcole.

L’équipe espère recevoir une réponse positive du FRSQ bientôt. Catherine Laprise précise que c’est grâce à l’assouplissement des critères par le nouveau scientifique en chef du Québec que l’UQAC et son centre peuvent espérer obtenir une reconnaissance, assortie d’un financement récurrent. Autrefois, seules les universités qui détenaient des programmes de médecine pouvaient être considérées.