L'un des frères nie tout

Laurent Larouche nie catégoriquement les faits qui lui sont reprochés par sa soeur Monique Larouche.
Cet individu et son frère Yvon Larouche sont accusés d'avoir abusé sexuellement de leur soeur, de la fin des années 60 au milieu des années 70.
Appelé à témoigner à son propre procès devant le juge Pierre Simard, Laurent Larouche, originaire d'Albanel, a livré hier une version contradictoire des propos tenus la veille par sa présumée victime.
Ayant été le premier suspect à raconter sa version des faits, l'homme de 61 ans a affirmé à maintes reprises que les actes que lui reproche sa soeur sont non fondés.
L'homme dit avoir été estomaqué lorsqu'il a entendu le témoignage de Monique Larouche, mercredi. En pleurs, la dame a relaté avec difficulté les agressions dont elle aurait été victime.
«Jamais je n'aurais pensé faire de telles choses. Jamais ce n'est arrivé! Jamais! Jamais!», a affirmé M. Larouche. En faisant allusion à la sévérité de son père, le sexagénaire a mentionné qu'il n'aurait pas pu commettre des abus dans la grange familiale pendant une période de huit ans. «C'est impensable! Si j'avais fait ça, je serais mort.»
Monique Larouche allègue avoir été agressée de la fin des années 60 jusqu'en 1974. Or, les frères Larouche disent avoir quitté la région pendant un peu plus d'un an en 1972 et 1973 pour travailler sur la construction d'un hôtel à Manic 5. Pendant la période des faits reprochés, ils ont aussi quitté le nid familial pour travailler au Saguenay.
À plusieurs reprises, Laurent Larouche a affirmé que sa soeur était «bizarre et qu'elle avait toujours eu des idées différentes des autres». Toutefois, lorsqu'il a été contre-interrogé sur ce sujet par la représentante du ministère public, Me Anne-Marie Dassylva, l'accusé n'a pas été capable de verbaliser pourquoi il tenait ces propos à l'égard de sa soeur, mentionnant qu'il n'est pas un psychologue.
C'est au terme d'un contre-interrogatoire qui a duré plus de deux heures et demie que le procès a dû être ajourné. Les parties se sont donné rendez-vous au tribunal de Roberval le 7 février prochain pour déterminer une date afin de compléter ce procès.
Des membres de la famille Larouche et l'une des filles de la présumée victime ont assuré une présente constante dans la salle d'audience, cette semaine.
Quant à elle, Monique Larouche est demeurée discrète lors de la journée d'hier. La dame est restée renfermée dans le local du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels.