Lueur d’espoir pour les proches d’André Gauthier

Le chaud et le froid se sont installés dans le dossier de l’homme d’affaires André Gauthier, ce Baieriverain emprisonné à Dubaï aux Émirats arabes unis sous des motifs de fraude.

Selon Pierre Gauthier, le frère du prisonnier, des développements sont survenus du côté judiciaire alors qu’un tribunal aurait accepté de faire l’examen d’un rapport attendu depuis un an et demi qui innocenterait le Canadien. Une audience a été fixée le 24 décembre prochain par ce tribunal pour entendre la cause.

M. Gauthier a mentionné que la tenue de l’audience soulève l’espoir que le prisonnier puisse être libéré juste à temps pour Noël. De plus, le détenu se serait entretenu lundi dernier, le 18 novembre, pendant une vingtaine de minutes avec l’ex-ministre des Affaires extérieures Chrystia Freeland avant sa nouvelle nomination comme vice-première ministre et ministre des Affaires intergouvernementales.

Après avoir communiqué avec son frère dimanche, Pierre Gauthier affirme qu’André est loin d’être rempli d’espoir malgré l’audience judiciaire prévue. « Il a l’impression que ce sera une étape de plus pour le maintenir en prison, mais moi et mon frère Normand, on pense que ce sera notre cadeau de Noël », affirme-t-il.

Il espère que le nouveau ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, poursuivra le travail entamé par Mme Freeland pour la libération de son frère.

En ce qui a trait à l’état de santé du prisonnier, Pierre Gauthier a mentionné que de l’aide médicale aurait été prodiguée en prévision d’interventions pour soigner les deux hernies dont il souffre.

Les démêlés judiciaires de M. Gauthier ont débuté en 2013 alors que M. Gauthier s’est associé à l’entreprise AE Gold. Remarquant que la gestion de l’entreprise était entachée de plusieurs anomalies commises par la direction, il a fait enquête et aurait constaté un trou de 30 M$ dans l’administration de la compagnie. D’ex-actionnaires de la compagnie auraient voulu faire porter le blâme sur M. Gauthier, d’où le déroulement d’un procès sous de fausses représentations. Il a été condamné à huit années de prison.