Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean
Lucien Martel, maire de L’Anse-Saint-Jean

Lucien Martel se réjouit du réaménagement de la route 170

Le maire de L’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, est bien heureux de constater que le Bas-Saguenay n’a pas été oublié dans le projet de loi 61 visant la relance de l’économie québécoise, alors que le projet de réaménagement de courbes entre les kilomètres 70 et 73 de la route 170 a été inclus.

Le maire Martel avoue que, très tôt jeudi matin, il a pris le téléphone afin de confirmer que le ministère des Transports (MTQ) irait de l’avant en mode accéléré avec ce projet qui figure dans les cartons depuis une dizaine d’années. « C’est vraiment une belle annonce. Je suis content de nous voir là-dedans. Andrée Laforest, lorsqu’elle avait annoncé une enveloppe de 200 M$ pour les infrastructures routières au Saguenay-Lac-Saint-Jean, j’avais constaté que le projet n’y était pas. Elle m’avait dit de ne pas m’inquiéter. Elle a tenu parole », déclare M. Martel.

Ce dernier ajoute qu’il s’agit d’un projet majeur non seulement pour L’Anse-Saint-Jean, mais aussi pour Petit-Saguenay ainsi que Rivière-Éternité, puisque plusieurs de ces citoyens empruntent la route pour leurs loisirs (Mont-Édouard) et le travail, sans compter les touristes qui se déplacent à partir de la région de Charlevoix.

Ceux qui voyagent régulièrement sur la route 170 savent que cette section comporte au moins deux courbes prononcées en forte pente qui surprennent les conducteurs non habitués, causant parfois des renversements de camions semi-remorques.

M. Martel affirme que l’élimination de ces courbes et l’amélioration de cette section de route constituent un travail de grande envergure puisque le nouveau tracé nécessite de couper la montagne, de construire un nouveau pont sur la rivière Saint-Jean ainsi que d’aménager plusieurs ponceaux enjambant des ruisseaux.

De plus, le MTQ doit poursuivre les pourparlers avec un propriétaire de terre agricole touché légèrement par le nouveau tracé. M. Martel évalue qu’au minimum, des travaux d’une trentaine de millions $ seront réalisés dans un proche avenir.

Le projet de loi 61 comprend toute une série de mesures destinées à alléger le processus d’expropriation, le remplacement de certains règlements de la Loi sur la qualité de l’environnement, une présomption que les travaux susceptibles de modifier l’habitat font l’objet d’une autorisation en vertu de la Loi sur la Conservation, etc.