Lucien Bouchard honoré par l’Université Laval

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Le Jeannois et ex-premier ministre du Québec Lucien Bouchard recevra sous peu, un doctorat honoris causa en droit de l’Université Laval. Il est l’un des 11 candidats retenus pour la plus haute distinction attribuée par l’université. Les doctorats seront remis quand l'université pourra tenir une cérémonie officielle en l'honneur des récipiendaires.

Cette distinction rend hommage à des personnalités dont le rayonnement est remarquable et exemplaire dans leur sphère d’activité. Il s’agit d’une quatrième du genre pour le natif de Saint-Coeur-de-Marie, qui avait également reçu les doctorats honoris causa en droit de l’Université du Québec à Chicoutimi, en avril 2007, de la Faculté de Droit de l’Université de Montréal, en 2006, et de l’Université Lumière Lyon-II, en 2000.

Dans le texte accompagnant l'annonce du choix de M. Bouchard, on peut lire qu’il est « reconnu pour son leadership et son talent de médiateur. Il se montre un ardent défenseur des intérêts du Québec. Sous sa gouverne, le Québec a atteint l’équilibre budgétaire, tout en faisant de grandes avancées sociales. Sa gestion rigoureuse et humaine de la crise du verglas est exceptionnelle. Négociateur et médiateur recherché pour ses aptitudes à régler des conflits complexes et délicats, il fait preuve d’une détermination qui marque toute la population québécoise, et son héritage inspire les décideuses et les décideurs actuels. »

Du Lac au Salon Bleu

Originaire du Lac-Saint-Jean, M. Bouchard a complété son baccalauréat en sciences sociales et un diplôme en droit à l’Université Laval, avant d’être admis au Barreau du Québec et d’entreprendre une carrière d’avocat à Chicoutimi. Durant près de 20 ans, il combine sa carrière d’avocat à plusieurs mandats gouvernementaux.

En 1985, il est nommé ambassadeur du Canada en France par le premier ministre canadien Brian Mulroney. Il fait ensuite le saut en politique comme secrétaire d’État puis comme ministre de l’Environnement pour le gouvernement progressiste conservateur.

Il quitte le parti en 1990 pour fonder le Bloc Québécois. À ses premières élections en tant que chef du Bloc en 1993, Lucien Bouchard devient le chef de l’opposition officielle, son parti ayant fait élire des représentants dans 54 des 75 circonscriptions fédérales du Québec.

Après la défaite du Oui au référendum de 1995, Lucien Bouchard quitte son poste à la Chambre des communes pour remplacer le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, et devient du même coup premier ministre du Québec. Il est réélu en 1998, mais se retire de la vie politique avant la fin de son mandat en 2001.