Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Luc Simard, préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine.
Luc Simard, préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine.

Luc Simard veut une meilleure communication avec le ministère de l’Environnement

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, a profité de la dernière séance du conseil, tenue mercredi dernier, pour dénoncer la complexité qui existe dans les canaux de communication avec le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques (MELCC).

« C’est une situation que l’on veut décrier. On a des réponses dans les MRC comme quoi on devrait travailler avec des canaux de communication très indirects, via des demandes sur le Web. On n’a plus la liberté de discuter avec nos directions régionales », a vivement dénoncé le préfet.

Comme la MRC se doit d’être un gouvernement de proximité, il juge que la situation est « absolument inadmissible ».

Il est plutôt d’avis que de favoriser les échanges directs avec le ministère serait plutôt bénéfique. « Parce que ça permet de traiter les projets en amont au lieu de traiter les problèmes à la suite de dépôts de projets. Pour nous, ça pose des graves problèmes. »

Il nomme que cela peut entraîner certains frais d’avocats, occasionner de la perte de temps et donc retarder certains projets.

Une solution simple face à toute cette complexité ? « On veut revenir avec un service en région où l’on peut discuter et avoir de vrais services. On parle de décentralisation de fonctionnaires, je pense que ça passe entre autres par donner plus de services en région de la part des différents ministères, entre autres le ministère de l’Environnement », propose-t-il.

Investissement de 891 000 $

Par ailleurs, le Comité d’investissement Territoire (CIT) a recommandé aux membres du conseil de supporter deux projets, l’un concernant la marina de Dolbeau-Mistassini et un autre afin de développer un lien pour que les motoneigistes puissent rejoindre plus directement la Passerelle du 49e.

Ces deux projets représenteraient un investissement total de 891 000 $.

En ce qui concerne la marina de Dolbeau-Mistassini, le coordonnateur au développement à la MRC, Guy Grenier, a parlé d’un projet de réaménagement des quais fixes et flottants. Par contre, le montage financier n’est pas encore totalement complété.

« C’est un projet de l’ordre de 860 000 $. La MRC va contribuer à même son fond touristique municipal pour une somme de 100 000 $. La municipalité de Dolbeau-Mistassini va contribuer pour une somme minimale de 86 000 $ à l’intérieur de son fond de vitalité du milieu. »

Pour le deuxième projet, le coordonnateur souligne qu’il s’inscrit dans la continuité du développement régional pour la motoneige.

« Depuis quelques années, la ville de Dolbeau-Mistassini, en collaboration avec les municipalités de Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Eugène-d’Argentenay et Saint-Stanislas, tente de développer un lien qui va rejoindre le 49e de façon un peu plus directe. Une première phase est donc présentée dans ce projet au coût de 31 616 $. »

La contribution financière totale de la part des municipalités de Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Eugène-d’Argentenay et Saint-Stanislas serait de 6323 $, tandis que Dolbeau-Mistassini investirait une somme de 12 644 $.

« Le total des deux projets fait un investissement de 217 613 $ de la part de la MRC, sur un ensemble de projets de 891 000 $ », a détaillé M. Grenier.

Le préfet a tenu a rappelé que « c’est grâce aux infrastructures des barrages que l’on a construit que l’on est capable de faire ces investissements-là dans notre milieu pour le dynamiser ».

54 551 $ pour les relais et refuges

Afin de minimiser les impacts sur la saison de motoneige 2021 et comme la majorité des relais et refuges ne pourront pas offrir de services commerciaux générant des revenus, le préfet a annoncé que la MRC viendrait en aide aux différents relais et refuges de motoneigistes.

« On veut lancer un message à la population que l’on est ouvert et que l’on offre des services aux motoneigistes […], il y a des enjeux de sécurité et c’est aussi pour notre population locale qui a ce désir-là de pratiquer la motoneige cet hiver. On a monté un projet afin de maintenir un niveau de services pour les gens qui vont utiliser les sentiers. »

Pour y parvenir, la MRC est prête à investir un montant de 54 551 $, « dont 10 000 $ spécifiquement pour la promotion touristique. Le Parc régional des grandes rivières sera responsable de cette promotion, car c’est beaucoup lié à la passerelle du 49e, qui est un beau produit touristique développé au cours des dernières années. »

Selon lui, cette aide financière permettra d’éviter de sauter une année. « On va pouvoir soutenir les municipalités qui ont des relais et soutenir davantage les relais qui sont plus stratégiques. »

« Je suis très confiant que l’on va pouvoir sauver la saison de motoneige chez nous et offrir un niveau de services qui va ressembler à ce qu’il y avait pour la saison 2020. »