Le conseiller sortant Luc Boivin a annoncé se retirer de la campagne électorale, qui prend fin dimanche.

Luc Boivin se retire

Le nom de Luc Boivin sera biffé des bulletins de vote. À la veille de l’élection, le conseiller sortant de La Baie a annoncé, samedi matin, son retrait de la campagne électorale municipale.

Luc Boivin, qui se présentait sous la bannière du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), aura attendu à la toute dernière minute pour en faire l’annonce, affirmant qu’il a dû y réfléchir longuement, afin de prendre la bonne décision pour les électeurs, mais aussi pour son entreprise, la Fromagerie Boivin, et pour sa famille.

«Les gens voulaient que je continue le travail, mais devant la charge qui s’annonçait dans le secteur du fromage, je ne pouvais plus faire les deux. Et ma vie personnelle en aurait aussi pris un coup. J’ai des enfants et je veux être là pour eux. Je devais me retirer, sinon, je m’enlignais pour devoir démissionner d’ici un an ou deux et ce n’est pas ce que je voulais», a confié Luc Boivin, lors d’une entrevue accordée au Quotidien, samedi en matinée.

«Le monde du fromage vit présentement d’importants bouleversements avec l’ouverture des marchés annoncée par le gouvernement canadien. Je me dois d’être dévoué à 100% à notre entreprise pour les prochains mois afin de limiter l’impact de l’importation de 17 millions de kilos de fromage au Canada», a fait valoir M. Boivin.

Le conseiller sortant avoue ne pas avoir eu le temps de faire campagne au cours des dernières semaines. D’ailleurs, dans son quartier, rares étaient les pancartes à son effigie. Il n’a pas été très présent sur le terrain non plus.

«Je dois quitter la région quelques fois par semaine pour l’entreprise. J’ai zéro eu le temps de faire campagne», a-t-il avoué.

Après deux mandats comme conseiller municipal de La Baie, Luc Boivin promet d’aider celui ou celle qui lui succédera dans son nouveau travail.

«Je ne partirai pas en colon. Peu importe qui me remplacera, je vais l’aider dans la transition des dossiers», a indiqué Luc Boivin.

Le Parti des citoyens de Saguenay n’a donc plus de candidats dans le district #14. Les électeurs devront maintenant choisir entre Hélène Jenkins, de l’Équipe du renouveau démocratique, et les candidats indépendants Éric Simard et Louis-Clément Tremblay.

Le vote par anticipation ayant eu lieu la semaine dernière, les informations divergent quand à savoir ce qui adviendra des votes obtenus par Luc Boivin. Le principal intéressé a affirmé que ses votes seraient répartis aux trois autres candidats au prorata de leur pourcentage obtenu, alors qu'à la Ville de Saguenay, on affirme que ces bulletins de vote seront rejetés. 

Il n'a toujours pas été possible d'obtenir l'heure juste auprès du Directeur général des élections. 

Luc Boivin part tout de même la tête haute et fier de son travail accompli au cours des huit dernières années.

La réalisation du complexe Jean-Claude-Tremblay, du nouveau pavillon d’accueil du Bec-Scie et de l’Agora du village portuaire figure parmi ses fiertés. Il estime maintenant qu’il y a encore beaucoup de travail à faire du point de vue du développement économique et espère que le prochain conseil saura travailler en harmonie.

«Je ne cacherai pas que le dernier mandat n’a pas été facile», a indiqué M. Boivin, ajoutant que les partis politiques ne devraient pas exister dans l’univers municipal.

L’arrivée du nouveau chef du PCS, Dominic Gagnon, a-t-il influencé le choix de Luc Boivin?

«Non. Dominic est arrivé sur le tard et je salue son travail. Ç’a n’a pas été facile pour lui. Mais il a eu le courage de plonger dans la piscine, même s’il n’avait pas testé la température de l’eau avant», a imagé M. Boivin.