Luc Boivin confirme qu'il ne briguera pas la chefferie du Parti des citoyens.

Luc Boivin ne ferme pas la porte

Luc Boivin laisse la porte grande ouverte à une possible candidature à la mairie de Saguenay. Créera-t-il un nouveau parti, sera-t-il le porte-étendard du Parti des citoyens de Saguenay ou restera-t-il à la tête de la Fromagerie Boivin ? Il affirme ne pas avoir pris de décision, mais avoue que l'aventure le tente.
Luc Boivin avait pourtant renoncé publiquement à se présenter à la mairie, en mars dernier. 
« Mon coeur dit que j'aimerais ça y aller. Rationnellement, je me dis que j'ai 250 employés et une famille. Mon nom sort souvent, mais là, aujourd'hui, je ne peux pas prendre de décision. Donne-moi le temps de digérer la nouvelle et d'en parler avec mes confrères. »
Sa décision n'est pas prise, mais Luc Boivin a néanmoins déjà des idées en vue d'une potentielle course. « Si j'étais chef d'un parti, la règle #1 serait l'abolition du parti le premier jour après l'élection s'il n'y a pas d'autres partis autour de la table, sauf des gens de mon parti et des indépendants », a-t-il dit, avant d'affirmer qu'il voudrait autour de lui des conseillers avec qui il aime collaborer, comme Jacques Cleary (PCS), Carl Dufour (indépendant) et Michel Tremblay (PCS). 
Il ne voudrait pas se présenter comme indépendant, « parce que tu n'as comme pas le choix d'y aller avec un parti et que tu ne peux pas faire une alliance d'indépendants sans te faire taxer d'être un parti », affirme-t-il. 
« J'ai toujours été très indépendant. S'il n'y avait pas l'ERD (Équipe du Renouveau démocratique) au conseil, nous n'aurions pas besoin de partis. » Luc Boivin est membre du Parti des citoyens de Saguenay.
En matinée, la conseillère Martine Gauthier, entre autres personnes, a affirmé qu'il ferait un bon chef pour le PCS.
« Les gens me disent que mon profil serait bon. Je pense que pour la mairie, ça prend quelqu'un qui a de l'expérience en politique municipale ou quelqu'un qui a géré une entreprise, parce que Saguenay, c'est comme une entreprise de grande taille », a affirmé celui, qui, justement, a de l'expérience en politique municipale et gère la Fromagerie Boivin. 
« Le prochain mandat ne sera pas flamboyant. Ça prendra de la continuité et de la bonne gestion. Le conseil municipal n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre. Il faut voir comment on peut générer de la croissance. »