Martine Lapointe a remporté une conférence de Louise Portal lors de l’Encan Je coopère pour Le Quotidien. La femme de Jonquière, employée du journal, a accueilli une vingtaine de femmes, dont la comédienne, auteure et conférencière.
Martine Lapointe a remporté une conférence de Louise Portal lors de l’Encan Je coopère pour Le Quotidien. La femme de Jonquière, employée du journal, a accueilli une vingtaine de femmes, dont la comédienne, auteure et conférencière.

Louise Portal... comme à la maison

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La soirée de samedi n’avait rien de banal pour Martine Lapointe alors qu’elle accueillait dans sa résidence une vingtaine de femmes, mais surtout l’artiste originaire de Chicoutimi Louise Portal. L’auditoire sélectionné avec soin a pu découvrir, à travers ce rendez-vous intime, l’artiste qui mène une imposante carrière depuis cinq décennies. C’est en participant à l’Encan Je coopère pour Le Quotidien, au début du mois de novembre, que Martine Lapointe, elle-même employée au service à la clientèle au Quotidien, a mis la main sur ce lot inusité qu’est la conférence Le Bonheur d’aimer, d’incarner, d’écrire présentée par Louise Portal.

Rencontrée avant le début de la conférence, Mme Lapointe, de Jonquière, n’a pas voulu dévoiler la valeur de sa mise gagnante. Peu importe le prix misé, la visite de Louise Portal a eu tout un effet de surprise auprès de l’entourage de la gagnante. Celle-ci a dû limiter les invitations à une vingtaine de femmes, dont ses filles, sa belle-mère et plusieurs amies.

Louise Portal était grandement attendue par le groupe de femmes. Cette rencontre unique donnait l’impression qu’elles attendaient une amie de longue date. Il n’a fallu que quelques minutes avant d’avoir l’impression d’être coeur d’une habituelle soirée entre amies.

Martine Lapointe n’en était pas à sa première rencontre avec Louise Portal. Elle l’a notamment croisée à plusieurs reprises, il y a quelques décennies, à l’épicerie de Saint-David-de-Falardeau. Les dames se sont revues, il y a quelques mois, alors que Louise Portal était de passage au Quotidien afin de remettre le chèque-cadeau de sa conférence destinée à l’Encan Je coopère pour Le Quotidien. Visiblement, il n’y a que très peu de hasard dans la vie puisque c’est Martine Lapointe qui l’a accueillie.

La belle-mère de Martine Lapointe, Darquise Charest, était, elle aussi, impatiente de rencontrer la comédienne. Pour elle, la conférencière, qui a une grande personnalité, donne l’impression de ne pas vieillir.

Louise Portal a fait preuve d’une grande gentillesse à l’endroit de toutes les femmes qui ont passé la soirée de samedi avec elle.

Entre amies

Sans grande surprise, Louise Portal était grandement attendue par le groupe de femmes. Cette rencontre unique donnait l’impression qu’elles attendaient une amie de longue date. Le ton chaleureux de la soirée a rapidement été ressenti alors que l’artiste s’est présentée à chacune des invitées. Il n’aura fallu que quelques minutes avant d’avoir l’impression d’être au coeur d’une habituelle soirée entre amies.

L’artiste originaire de Chicoutimi a connecté sans effort avec les autres femmes. Elle s’est d’ailleurs montrée grandement émue dès les premiers instants. Partageant la même date d’anniversaire que Martine Lapointe, Louise Portal a vu en cela une manifestation de sa regrettée soeur jumelle, Pauline Lapointe.

« On peut passer notre vie à ne pas se poser de question, ou on peut être attentifs aux manifestations qui ponctuent notre chemin. » C’est avec ces sages paroles que la conférencière a amorcé sa prise de parole qui devait durer 90 minutes.

Contrairement à une conférence plus traditionnelle, qui se déroule en salle, la version intime du Bonheur, d’aimer, d’incarner, d’écrire permet une plus grande interaction. Rapidement, la vingtaine de femmes s’est jointe à la voix de Louise Portal, ne créant qu’une grande discussion.

La principale intéressée, qui n’est pas du type résolutions en début d’année, mais plutôt du type projections, a même dévoilé la phrase qui s’accrochera à l’année 2020. Année après année, celle qui célébrera sous peu ses 70 ans fait le bilan de l’année qui se termine avant de faire le choix d’une phrase qui l’accompagnera pendant les 12 prochains mois. « J’invite les joies de l’inattendue » ; voilà ces quelques mots forts de sens qu’elle a choisis récemment et qui ne pouvaient mieux résumer la soirée de samedi. Verre de vin à la main, la Saguenéenne d’origine, qui complétait un séjour de trois semaines dans son chalet de Saint-David-de-Falardeau, a raconté sans prétention son parcours, lequel s’étend sur une cinquantaine d’années. La conférence lui permet de présenter des bribes de ses écrits et lorsque l’occasion s’y prête, de pousser la note. Celle qui noircit des cahiers de notes depuis son adolescence réserve une place importante à l’écriture.

Le caractère intime de la formule a permis, cette fois, aux participantes de questionner l’artiste à propos d’une foule de sujets.

Précieuses rencontres

Les conférences présentées par Louise Portal sont à l’image de sa carrière : diversifiées, inspirantes et émouvantes. « C’est une conférence-témoignage pour inspirer les gens. Pour leur montrer que la vie n’est pas juste un chemin unique. On emprunte plusieurs chemins, plusieurs itinéraires pour se réaliser et se rencontrer et rencontrer l’autre. J’essaie de faire quelque chose d’inspirant pour que les gens repartent avec des parcelles de bonheur et d’inspiration », souligne-t-elle.

Ces rencontres sont de purs privilèges pour celle qui a plutôt l’habitude d’être vue à travers les traits et les caractéristiques des personnes qu’elle incarne. « Quand il y a une rencontre avec le public ou avec les lecteurs, c’est toujours l’occasion pour moi de ne pas être cachée derrière un personnage, d’être moi-même, d’être Louise », conclut-elle.

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UNE CONFÉRENCE POUR AIDER LE QUOTIDIEN

À l’instar de plusieurs personnes et organisations, l’artiste Louise Portal n’a pu rester insensible aux difficultés financières vécues par Groupe Capitales Médias, lesquelles laissaient même poindre une possible disparition du journal Le Quotidien. L’artiste originaire de Chicoutimi a accepté avec grand plaisir de contribuer à l’Encan Je coopère pour Le Quotidien. Elle a eu l’idée d’offrir une conférence à domicile comme lot.

« Je voulais participer à l’encan pour Le Quotidien parce que c’est un journal qui est important pour moi. Le journal a toujours été là pour promouvoir mes livres, mes spectacles et mes films. Quand j’étais à Chicoutimi, dans les années 1960, j’écrivais des articles pour Le Progrès-Dimanche. C’est une cause qui me tenait à coeur », a-t-elle confié, en marge de sa conférence présentée en version intime dans une résidence privée de Jonquière.

Force est d’admettre que la vie fait bien les choses puisque c’est une employée du journal Le Quotidien qui a remporté le lot.