L’avocat et directeur exécutif de Saguenay, Me Louis Coulombe

Louis Coulombe possède un contrat blindé

L’avocat et directeur exécutif de Saguenay, Me Louis Coulombe, possède un contrat qui pourrait lui assurer son emploi jusqu’en 2031 avec un traitement annuel de 149 700 $, contrat indexé au coût de la vie et aux augmentations versées aux cadres de la Ville. Et si jamais Saguenay avait une envie de se défaire de lui, ça pourrait coûter jusqu’à deux millions de dollars aux contribuables.

Après le dévoilement des contrats de Ghislain Harvey (ex-président et directeur général de Promotion Saguenay) et de Francyne T. Gobeil (du bureau du maire), les autorités municipales ont fait parvenir le contrat de Me Coulombe à divers médias de la région, dont Le Quotidien, qui en avaient fait la demande par le biais de l’accès à l’information.

Le premier contrat de Me Coulombe a été signé le 3 mai 2011 pour une période initiale de deux années et pouvant être reconduit pour autres sept années, jusqu’en 2020.

Mais les parties se sont revues en novembre 2016, quatre années avant l’échéance du contrat, et ont convenu de reconduire le contrat pour une période de dix ans, soit jusqu’en 2026, avec une possibilité de prolongation de cinq ans, jusqu’en 2031, si les deux parties sont d’accord.

« Je n’ai pas l’intention de quitter mon emploi. J’ai toujours effectué mon travail de manière professionnelle et consciencieuse », a écrit Me Coulombe, dans un communiqué de presse.

« Le renouvellement de mon contrat pour une période de 10 ans en 2016 faisait suite à une demande de la direction générale puisque deux avocats seniors de plus de 25 ans de pratique venaient de quitter le contentieux et qu’une autre avocate venait d’accepter de nouvelles fonctions avec des tâches administratives importantes diminuant d’autant sa disponibilité », ajoute le directeur exécutif de Saguenay.

Advenant que Saguenay prenne la décision de mettre fin prématurément au contrat de travail de Louis Coulombe (article 7 du contrat de travail), celui-ci pourrait exiger le paiement du résiduel du contrat, soit l’équivalent de 14 années de salaire (2017 à 2031), en plus de 20 autres mois de compensation (un mois de salaire par année depuis le 6 juin 2011) à titre de dommages et intérêts, incluant les allocations de retraite et autres avantages dont le directeur exécutif aurait bénéficié durant cette période. 

Il va sans dire que Saguenay pourrait tenter de trouver un terrain d’entente. Il semblerait que Me Coulombe, âgé de 51 ans, aurait refusé une offre assez importante au cours des derniers jours pour quitter son emploi.

Louis Coulombe dit avoir demandé à plusieurs reprises à rencontrer la nouvelle mairesse de Saguenay, Josée Néron, mais que cette rencontre n’a pu encore se réaliser.

« Depuis le début de mon emploi en 2011, je relève directement du directeur général de la Ville, mes fonctions ne sont aucunement politiques et je n’ai jamais fait partie d’aucun cabinet politique et je n’ai pas effectué d’activités partisanes », a-t-il aussi précisé.

Au cours des derniers jours, la nouvelle direction de Saguenay a dévoilé les grandes lignes du contrat de l’ex-président et directeur-général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey, qui, lui, avait signé une prolongation de contrat en juin 2017 de sept années. 

Il touchait un salaire d’environ 200 000 $ annuellement et il a accepté un chèque de 425 000 $ pour quitter ses fonctions.

Et quelques jours plus tard, c’était au tour de Francyne T. Gobeil de quitter ses fonctions à l’hôtel de ville en acceptant une indemnité de départ de 150 000 $. 

L’ancienne chef de cabinet du maire et responsable du programme de dons et de subventions recevaient un traitement salarial d’un peu plus de 83 500 $ annuellement.