L'optimisme règne

Malgré la fermeture des commerces Albert Tremblay meubles et Odina Simard, à La Baie, les commerçants ne pensent pas que la morosité va s'installer dans les limites de la ville.
En fait, les gens d'affaires conviennent qu'une fermeture à La Baie fait plus mal qu'à Chicoutimi ou à Jonquière en raison d'un nombre moins important de places d'affaires. Mais l'avenir commercial ne s'en trouve pas plus en danger pour autant.
Le président de l'arrondissement de La Baie, François Tremblay, publie une opinion du lecteur dans Le Quotidien (page 10) dans laquelle il se questionne sur l'avenir à La Baie.
Le 31 décembre, le magasin général Odina Simard a fermé ses portes après 108 ans d'exploitation. Et le 31 mars, ce sera au tour d'Albert Tremblay meubles de poser le même geste après 68 années en affaire.
Le conseiller municipal constate que les consommateurs optent depuis longtemps pour les grandes surfaces, qui appartiennent à des entreprises américaines.
«L'actuel phénomène auquel nous assistons, c'est à un appel responsable de transition à planifier. Nous devons sortir de la critique facile, du négativisme de surface et encourager les initiatives, les idées de ceux qui prennent le risque d'être visionnaires», lance-t-il.
«Nous sommes capables de réussites et nous devons nous propulser dans ce qui doit remplacer cet état de dépendance face aux multinationales. Il faut retrouver confiance en nous à réaliser ce que nous souhaitons être ensemble. C'est au milieu de La Baie de prouver sa capacité à réagir en provoquant un destin qui lui est propre», ajoute-t-il.
S'adapter
Louis Tremblay oeuvre dans le monde du vêtement pour hommes depuis une trentaine d'années et est propriétaire de la Mercerie Marcel Paré depuis 1999.
«La situation n'est pas différente à La Baie qu'ailleurs dans la région ou même au Québec, lance Louis Tremblay. Mais lorsqu'un commerce ferme à La Baie, ça semble faire plus mal qu'ailleurs.»
«Et en même temps, il faut prendre conscience de l'importance d'encourager les commerces de la place. Contrairement à plusieurs entreprises d'autres villes, celles que l'on retrouve à La Baie appartiennent à des gens de la place. L'argent reste ici et est dépensé ici. Les profits ne vont pas à Montréal, au Canada ou aux États-Unis», renchérit Louis Tremblay.
Le patron de la mercerie de la rue Victoria ne cache pas qu'il a dû adapter sa façon de faire des affaires.
«Le commerce change. Ç'a toujours été comme ça. Il faut s'adapter. Je sais que si je vends la même chose qu'ailleurs, je ne pourrai passer au travers. J'essaie de me démarquer en me faisant une spécialité afin de répondre aux besoins de notre clientèle», précise-t-il.