L’opération COVID du SPS terminée

L’opération liée à la COVID-19 est terminée pour le Service de police de Saguenay (SPS). L’équipe mise en place pour intervenir dans les dossiers liés au coronavirus a mis fin à ses activités, il y a une dizaine de jours, après l’attribution de 54 contraventions et le traitement de 1464 appels de dénonciation.

L’assouplissement des mesures mises en place par le gouvernement Legault et l’impact du déconfinement progressif se font sentir sur le travail des policiers de Saguenay.

Durant les premières semaines de la pandémie, les agents devaient intervenir plusieurs fois par jour à la suite de dénonciations du public. Ceux qui ne respectaient pas les règles risquaient d’en payer le prix. Cinquante-quatre constats d’infraction de 1546 $ chacun ont été donnés à des personnes qui ne respectaient pas les directives gouvernementales. Le premier billet d’infraction a été remis le 5 avril.

Aujourd’hui, les policiers sont toujours en mesure d’intervenir, mais la formation d’une équipe spéciale n’est plus nécessaire.

« Au début, on traitait entre 40 et 50 appels COVID par quart de travail. C’est des milliers d’appels tout au long de l’opération. Depuis une quinzaine de jours, on reçoit de zéro à un appel par jour. Même les équipes formées pour la COVID, qui travaillaient 24 heures sur 24 les premières semaines, ont été démantelées. Tout le monde a repris son poste normal. Nous ne recevons plus d’appel de dénonciation. Lorsqu’on en reçoit un, ce sont les patrouilleurs qui interviennent. Ils ont ce qu’il faut avec eux et savent comment agir », explique Bruno Cormier, porte-parole du Service de police de Saguenay.

Les équipes COVID ont été en fonction du 25 mars au 8 juin. « Elles étaient positionnées à un endroit où se trouvait tout l’équipement nécessaire à la prise de douche et à la désinfection. Les policiers étaient retirés des postes. Maintenant, l’équipe spéciale est démantelée et chacun a repris son poste normal. »

Un total de 1464 dénonciations pour rassemblement intérieur ou extérieur ont été enregistrées au cours de cette période. Du nombre, 248 concernaient des commerces que les gens croyaient ouverts alors que ce n’était pas permis.

« Souvent, ce sont les propriétaires qui étaient sur place. Les appels étaient très rarement fondés et il n’y a eu aucun billet d’émis touchant une entreprise ou un commerce à Saguenay. Quelques avertissements ont été donnés seulement à des gens qui avaient mal compris les consignes. »

Bruno Cormier confirme que des amendes peuvent toujours être données. « On pense à un commerce qui serait ouvert sans en avoir le droit, par exemple, illustre-t-il. Mais c’est certain qu’on ne rentre pas chez les gens sans raison pour voir ils sont combien. Chaque fois que les règles changent, le décret est analysé par un technicien juridique qui nous envoie ensuite tout ce qui a été changé. C’est envoyé à tout le personnel policier chaque fois qu’il y a un changement et nous sommes prêts à appliquer les règles. »