L’oiseau de Serge Beaumont reprend sa place

En 1974, le sculpteur Serge Beaumont a réalisé un monument commémoratif en souvenir du glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, survenu en 1971. Quarante-six ans plus tard, il est de retour sur le site pour restaurer son oeuvre et, surtout, pour y replacer un oiseau. Celui qui était là à l’origine a été volé, il y a environ 20 ans, et jamais retrouvé.

Rencontré sur les lieux en milieu de semaine, le sculpteur originaire de Kénogami, qui habite maintenant à Saint-Césaire, en Montérégie, a décidé de tourner la statue pour que le texte gravé soit plus lisible. Avec le temps, les arbres ont poussé tout autour, alors il a dû adapter son positionnement.

« On devrait être comme l’oiseau qui vole bien haut et qui passe au-dessus du malheur pour rebâtir son nid ailleurs », peut-on y lire.

C’est sa conjointe, Cécile Doran, qui, inspirée par une oeuvre de Félix Leclerc, avait composé le texte, à l’époque.

En 1974, le sculpteur Serge Beaumont a réalisé un monument commémoratif en souvenir du glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, survenu en 1971. Quarante-six ans plus tard, il est de retour sur le site pour restaurer son œuvre.

« Le texte se lit bien selon la position du soleil et l’oiseau représente un peu ce que les gens vivaient à l’époque : il fallait que la vie continue », explique M. Beaumont, qui était concentré sur sa tâche malgré la chaleur.

Il estimait la durée de la restauration à environ une semaine et demie.

Le nouvel oiseau sera fait en aluminium, comme le premier, et il sera encerclé de conifères en acier inoxydable. Il sera coulé la semaine prochaine et ensuite travaillé en atelier. L’oiseau d’environ trois pieds de haut sera installé d’ici la fin de l’automne, mais le sculpteur n’exclut pas qu’il trône au sommet de la statue au mois d’août, si tout va bien.

Comme la statue a été tournée, au lieu de quitter les lieux, ce sera comme si l’oiseau revenait prendre sa place… un peu comme les citoyens qui pourront se réapproprier le site historique et géologique.

La restauration, dont les coûts sont estimés à 15 000 $, est réalisée à la demande de la Ville de Saguenay.