Loi sur les mesures de guerre: Brunelle-Duceppe et Simard exigent des excuses officielles d’Ottawa

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard, députés bloquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, appuient leur chef face au dépôt d’une motion à la Chambre des communes exigeant que le gouvernement fédéral présente des excuses officielles aux Québécois qui ont subi les exactions de la Loi sur les mesures de guerre promulguée le 16 octobre 1970 par Ottawa.

« Le Bloc Québécois est contre toute forme de violence. En octobre 1970, le gouvernement Trudeau a suspendu les droits et libertés au Québec et lancé l’armée contre la population du Québec », a souligné Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, par voie de communiqué.

Rappelons que près de 500 Québécois avaient été arrêtés sans mandat et des dizaines de milliers d’autres avaient été interpellés par des soldats de l’armée canadienne et des policiers qui avaient fait irruption dans des milliers de foyers québécois.

« En cédant à l’autoritarisme, le gouvernement fédéral a fait du Canada la seule démocratie occidentale à utiliser une loi martiale pour mater un groupuscule radical. La seule. N’ayons pas peur des mots : l’utilisation de la Loi sur les mesures de guerre, c’était de criminaliser la remise en question du régime fédéral canadien, par la force, la coercition et la terreur », a mentionné Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean.

Mario Simard, député de Jonquière, est également d’avis que le gouvernement fédéral doit présenter des excuses officielles à ceux qui ont vécu ces perquisitions et arrestations de façon arbitraire.

« Le gouvernement fédéral, ce même gouvernement qui se proclame contre la violence et l’extrémisme à travers le monde, doit faire montre de compassion à l’égard des 497 citoyens québécois ainsi qu’à leurs familles qui ont vécu des moments de terreur et qui ont dû vivre avec les séquelles de ces agressions. C’était inadmissible il y a 50 ans et ça l’est toujours aujourd’hui. Ottawa doit s’excuser », a-t-il ajouté.