Logements sociaux: Sonia Côté renonce à la prison

La coordonnatrice de Loge m'entraide, Sonia Côté, renonce à l'idée de convertir la prison de Chicoutimi en logements sociaux. En visitant l'ancien établissement carcéral, la dame s'est dite bouleversée par les conditions dans lesquelles les détenus devaient vivre.
Lors de l'annonce de la fermeture de la prison de la rue Price, à Chicoutimi, Sonia Côté avait immédiatement annoncé son intérêt pour le bâtiment construit en 1929.
Hier, la coordonnatrice de Loge m'entraide a visité l'établissement, en compagnie, entre autres, d'un architecte et d'un ingénieur. La dame est sortie bouleversée.
<p>La coordonatrice de Loge m'entraide, Sonia Côté, a visité la prison de Chicoutimi, vendredi. Elle en est sortie ébranlée. </p>
«Une simple visite des lieux nous a permis de prendre une décision sur-le-champ. Un projet de la sorte serait beaucoup trop coûteux, soit autour de 10 millions de dollars. Je suis encore ébranlée d'avoir constaté les conditions dans lesquelles les prisonniers vivaient. La petitesse des cellules où deux prisonniers y habitaient, aucun système de ventilation, une atmosphère sans vie. Oui, l'habitat d'un prisonnier ne doit pas être un Club Med, mais toute personne a droit à la dignité. Cette visite me trouble profondément», a indiqué Sonia Côté.
Cette dernière n'a d'autre choix que d'abandonner son idée.
«Il serait plus cher de construire 30 logements neufs. L'épaisseur du béton qui sépare chaque cellule coûterait très cher à démolir pour y aménager des logements. C'est tout simplement déraisonnable», a conclu Sonia Côté.
Loge m'entraide concentrera plutôt ses efforts sur son projet de coopérative d'habitation la Solidarité dans le secteur de Kénogami.