La coordonnatrice de Loge M’entraide, Sonia Côté, n’entend pas inscrire l’organisme au processus d’accréditation mis en place par Saguenay.

Loge m’entraide refuse le processus de reconnaissance

La coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté, refuse de se plier au processus de reconnaissance des organismes mis en place par Saguenay le 1er novembre dernier, une étape obligatoire pour un organisme qui souhaite obtenir toute forme de soutien de la Ville.

C’est ce qu’a annoncé la coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté, à la suite d’une réunion spéciale du conseil d’administration tenue le jeudi 8 novembre 2018, portant spécifiquement sur cette question. 

En vertu de la nouvelle politique, la Ville exigera chaque année que les organismes reconnus transmettent à la Ville le formulaire de déclaration, une résolution du conseil d’administration, les états financiers, la composition du conseil d’administration, le rapport annuel, la convocation de l’Assemblée générale annuelle, etc. 

« C’est plutôt musclé comme revendication municipale simplement pour avoir droit de louer une salle une fois par année dans le cadre de notre assemblée générale annuelle. Le conseil d’administration a alors jugé bon qu’il n’en valait pas la chandelle d’être reconnu par la Ville et qu’il rechercherait une nouvelle salle en 2019 ! », a informé Mme Côté. 

Les membres du conseil de Loge m’entraide savent également qu’en refusant d’être reconnu comme organisme aux yeux de la Ville, il ne pourra pas non plus obtenir d’aide financière municipale en 2019. Mme Côté ajoute qu’en 2016, la ville avait déjà coupé le seul 1500 $ qu’elle offrait annuellement. « Depuis, on reçoit autrement notamment par la générosité de nombreux donateurs et l’annonce inattendue en juillet 2018 d’une hausse annuelle de subvention gouvernementale de 11 869 $ ! », de conclure Mme Côté. 

Cette dernière assure que cette position n’a aucun lien avec le positionnement de Saguenay dans le dossier de la coopérative La Solidarité. Selon elle, la mairesse Néron a refusé une demande d’aide financière en janvier 2018 et a même refusé de fournir un mot d’adresse dans le cadre du 20e anniversaire de l’organisme.