Depuis le printemps, ce terrain appartenant à Loblaw, sur le boulevard René-Lévesque, à Jonquière, est officiellement à vendre.

Loblaw vend près du Walmart

Après avoir songé à y construire un supermarché au début des années 2000, le géant de l’alimentation Loblaw confie à un courtier immobilier le mandat de vendre un terrain qui lui appartient sur le boulevard René-Lévesque, où Saguenay a un jour voulu créer un « mégacentre ».

Le mandat a été confié à CBRE, une firme qui a des bureaux partout dans le monde, en avril 2018. Sur son site Internet, CBRE publie, au nom de son client, une fiche descriptive de cette « propriété excédentaire » située au 2334 René-Lévesque, tout juste à côté du magasin Canadian Tire. Une affiche a récemment été plantée sur le terrain de 10,5 acres (457 636 pieds carrés).

En lisant la fiche, on apprend qu’il s’agit d’un terrain commercial avec services incluant un bâtiment situé à l’ouest de René-Lévesque.

« Depuis cette acquisition au début des années 2000, plusieurs scénarios ont été envisagés au cours des années pour nos magasins, mais ceux-ci n’ont pas été concluants, et ce pour toutes sortes de raisons. Bien qu’il n’ait été listé que récemment, le terrain était sur le marché et disponible à la vente depuis 2011 », a indiqué, par courriel, la porte-parole de Provigo-Loblaw, Genevière Poirier. Par le fait même, elle confirme que le géant de l’alimentation n’a pas tenu de pourparlers avec Saguenay en vue de l’implantation du futur centre multisport de Jonquière. Récemment, la Ville a annoncé qu’elle avait acquis un terrain sur la rue Galichan, tout près de la sortie de l’autoroute 70, au coût de 2 millions $, pour y construire le complexe sportif dans un horizon de deux ans.

Walmart
À quelques mètres du terrain appartenant à Loblaw, l’ancien magasin Walmart paraît toujours inébranlable, 13 ans après avoir été placardé et peint en gris. Pour certains Jonquiérois, il s’agit d’un rappel pénible de 2005, année où le géant du commerce au détail a mis la clé sous la porte, dans la foulée de la syndicalisation des employés.

Président de la commission des sports et du plein air de Saguenay, Michel Thiffault explique que le terrain du Walmart, tout comme celui de Loblaw, n’a pas été considéré pour le centre multisport. Seuls les propriétaires du site choisi, détenu par la famille Galichan, ont soumis un projet.

Selon le conseiller, la Ville aimerait bien que « ça bouge » du côté du Walmart, mais personne ne peut forcer les propriétaires à vendre.

« Ils ont eu la possibilité de faire des transactions dernièrement, mais ils ont refusé. C’est un dossier compliqué. Que voulez-vous qu’on fasse ? Ils sont chez eux et ils paient leurs taxes. Suite à la construction du centre multisport, on espère que ça va débloquer. On a acheté plus de terrains que ce qui est nécessaire pour le centre dans l’espoir que ce secteur sera dynamisé », a commenté Michel Thiffault.

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SILENCE RADIO CHEZ SMARTCENTRES

Il demeure extrêmement difficile, d’un point de vue journalistique, d’obtenir des informations auprès de SmartCentres, propriétaire de l’immeuble du Walmart et de bâtiments avoisinants aussi à vendre (Yellow, EB Games, Bureau en Gros).

L’entreprise, qui se définit comme un « puissant fournisseur de services immobiliers », ne rend pas les appels et refuse de répondre aux questions concernant l’avenir du bâtiment, dont elle assume les coûts liés au chauffage, aux assurances, à l’entretien et aux taxes municipales depuis toutes ces années. 

Walmart n’aurait plus de lien avec la propriété du boulevard René-Lévesque et fait fi, elle aussi, des demandes médias concernant l’immeuble. Une requête soumise par écrit la semaine dernière, sur recommandation de la direction des affaires publiques du géant du commerce au détail, est demeurée lettre morte. 

Chez Promotion Saguenay, à qui Le Quotidien a demandé si les canaux de communications étaient toujours ouverts avec SmartCentres, on se contente de dire que la société de développement économique « a accompagné dans le passé différents promoteurs qui ont tenté de se porter acquéreur du bâtiment Walmart, sans succès ».

« Nous sommes en contact avec la plupart des promoteurs immobiliers qui ont des actifs à Saguenay, mais ces informations demeurent confidentielles », a indiqué, par courriel, la directrice des communications et du marketing, Ruth Vandal.