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L’INM aide des jeunes issus de la diversité pour qu’ils s’épanouissent au Québec
L’INM aide des jeunes issus de la diversité pour qu’ils s’épanouissent au Québec

L’INM aide des jeunes issus de la diversité pour qu’ils s’épanouissent au Québec

Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
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MONTRÉAL — Depuis trois ans, un bassin de jeunes issus de la diversité fréquentent un camp de formation de l’Institut du Nouveau Monde (INM), qui les aide à s’épanouir au travail et dans la société québécoise en général.

L’École d’influence de l’INM, dont la sixième édition s’est conclue cette semaine, a pour objectif de former des jeunes des communautés racisées «à prendre leur place dans la société afin d’améliorer leur représentativité dans les sphères d’influence».

La mentor invitée du sixième camp de formation, Ericka Alneus, affirme que l’École d’influence permet entre autres à ces jeunes de côtoyer des modèles inspirants pour eux, et de développer un précieux réseau qui les aidera dans leur vie professionnelle et sociétale.

Mme Alneus, qui est d’origine haïtienne, est conseillère au développement philanthropique chez Pour 3 Points et fait partie de plusieurs conseils d’administration. Pour réussir, dit-elle, elle a dû se constituer elle-même un réseau, et il lui manquait cet outil pour lui donner un coup de pouce.

Selon elle, l’école comble un vide et offre un espace essentiel pour s’assurer que toutes les voix soient représentées dans la société.

«Il faut reconnaître les manques à gagner, je pense qu’il y a des statistiques qui le prouvent. Et il faut des espaces pour que ces gens-là puissent se rendre et avoir cette place-là, parce que certains d’entre eux font face à certains enjeux et réalités systémiques», a-t-elle expliqué en entrevue téléphonique.

Jessica Lubino, âgée de 30 ans, a fait partie de la cinquième cohorte de participants. Elle dit faire face au Québec à certaines barrières, qui ne sont pas aussi visibles qu’en France, où elle a vécu huit ans. Mais elles sont quand même là, dit-elle.

«Quand je vois comment d’autres personnes qui viennent de France avec soit un niveau universitaire égal au mien ou inférieur, ils trouvent quand même du travail beaucoup plus facilement que moi», a témoigné la jeune femme originaire de la Guadeloupe.

Elle croit que l’école lui a permis de comprendre tout ce qu’elle a à apporter aux autres.

«Il y a des gens qui m’ont posé des questions, qui m’ont dit qu’ils voulaient rester en contact avec moi parce que j’ai eu un parcours qui ressemble un peu à celui qu’ils sont en train de commencer», a-t-elle relaté.

Et elle dit avoir acquis certaines habiletés en matière de leadership, qui l’encouragent à vouloir aller plus loin dans son milieu professionnel.

«Avant de faire l’école j’étais vraiment en questionnement en me disant: «Est-ce que je vais y arriver?» En parlant avec les autres jeunes, les autres invités, je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas que je me mette moi non plus des barrières.»