La directrice du créneau d’excellence Agro Boréal, Isabelle T. Rivard, est d’avis que le Forum Agro permet aux acteurs du milieu de réfléchir à l’avenir du secteur.

L’industrie agroalimentaire régionale en mode réflexion

Les acteurs du milieu agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient tous réunis à Alma, mercredi, dans le but de réfléchir à l’avenir de leur milieu. Ensemble, ils ont participé à cette réflexion collective concernant le développement agroalimentaire en zone boréale. Pistes de solutions et enjeux figuraient au cœur de l’activité.

Une centaine de personnes ont participé au Forum Agro, un exercice chapeauté par le Créneau d’excellence AgroBoréal, la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean et l’Union des producteurs agricoles (UPA).

« On vient réfléchir avec les participants à ce qu’on veut pour notre secteur. On a fait un gros exercice de réflexion préliminaire à cette activité pour en faire un atelier de réflexion collectif », explique la directrice du créneau d’excellence AgroBoréal, Isabelle T. Rivard.

Le Forum Agro est rendu possible grâce au comité organisateur. Sur la photo: la directrice de la Table agroalimentaire, Nancy Ouellet, la conseillère aux entreprises au ministère de l’Économie et de l’Innovation, Louise Bélanger, la directrice du service de communication et vie syndicale à la fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles, Joanie V. Tremblay, la directrice du créneau d’excellence AgroBoréal, Isabelle T. Rivard, et  la directrice adjointe à la direction régionale du MAPAQ, Peggy Vezina.

Parmi les enjeux du milieu, elle souligne le positionnement différent ainsi que les opportunités visant à diversifier le secteur. L’innovation, le support à la commercialisation ainsi que les enjeux de main-d’œuvre s’ajoutent à la réflexion.

Ce type de journée, qui permet aux acteurs du milieu de réseauter et de réfléchir, est indispensable, selon le président de l’UPA Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Théberge. « La première étape, c’est de faire l’état de la situation. Il faut placer nos pions sur la table et regarder ce que nous pouvons mettre en valeur. Ensuite, il faut regarder ce qu’on fera des pièces de ce casse-tête pour en faire une réussite. On a des particularités régionales qui sont inimitables. C’est une identité qu’on doit développer. Un forum comme celui-ci nous permet de regarder ce qu’on fera dans les prochaines années », affirme celui qui est également producteur laitier.

« Des journées comme celle-ci, ça m’allume. C’est motivant. Quand on est à la tête d’une organisation comme l’UPA, on se doit d’être visionnaire et optimiste. L’année 2018, on s’en souviendra. Sans être naïf, on peut regarder notre avenir de façon optimiste et c’est la seule façon, je pense, de s’attirer de la relève », ajoute-t-il.

L’importance d’être unique

À travers son message, le chef de la direction de Nutrinor, Yves Girard, témoigne de l’importance de se différencier des autres entreprises et autres produits offerts sur les tablettes.

« Ce qu’il faut faire, c’est penser comment on peut donner de la valeur à notre produit. En 2008, on a décidé de mettre des probiotiques dans le lait. On était les premiers au Canada à le faire. Notre produit n’était pas accepté par les chaînes alors que Natrel, qui avait le réseau de distribution, y travaillait également. On s’est dit, à l’avenir, qu’il ne faut pas être seulement différents, il faut être inimitables. Il faut aller voir le marché et voir si le marché est prêt à l’accepter », a-t-il expliqué aux participants.