Linda Cantin, qui a été la première femme à assumer le poste de directrice des ventes du Quotidien et du Progrès, part à la retraite.

Linda Cantin se retire

Une figure importante du Quotidien et du Progrès plie bagage. À l’emploi des journaux depuis 2000, d’abord comme représentante publicitaire, puis comme directrice des ventes, Linda Cantin part pour la retraite avec le sentiment du devoir accompli, mais non sans une larme à l’œil.

Détentrice d’un baccalauréat en marketing, Linda Cantin a été propriétaire d’un commerce de décoration pendant dix ans. Elle admet candidement que lorsqu’elle a soumis sa candidature pour un poste de représentante au Progrès du Saguenay, ce n’était pas parce qu’elle désirait l’emploi à tout prix.

« J’y allais plus pour l’expérience de l’entrevue. Ce que je voulais, c’était travailler comme représentante dans le domaine pharmaceutique », a-t-elle confié, au cours d’un entretien réalisé dans le bureau dont elle s’apprêtait à fermer la porte pour une dernière fois, jeudi. Elle a bien sûr obtenu le poste et n’a jamais regretté son choix. Revenant sur les événements qui ont marqué son entrée à la Maison de la presse, elle relève une anecdote qui, 19 ans plus tard, la fait encore bien rire.

C’est que lorsque Jean Tremblay, le directeur des ventes de l’époque, lui a demandé où elle se voyait dans un horizon de cinq ans, Linda Cantin a répondu tout bonnement : « Probablement à votre place ».

Elle avait vu juste. En 2004, Linda Cantin a accédé à la tête de son département, dirigeant une équipe formée de plusieurs représentants. Elle a gravi les échelons rapidement, sans contredit grâce à ses habiletés interpersonnelles remarquables et sa capacité de rassembler.

Évidemment, la directrice a fait face à de nombreux défis, avec l’avènement d’Internet et des médias sociaux, qui sont venus concurrencer la presse écrite en matière de publicité.

Linda Cantin pointe que lorsqu’elle est entrée en fonction, des membres de l’équipe de direction prédisaient la mort du papier dans cinq ans.

« On est encore ici, 19 ans plus tard. J’ai été témoin de plusieurs changements et j’ai vu arriver le Web. Mais j’ai toujours senti l’impact qu’avaient les journaux. Et moi, quand j’étais en affaires, mon véhicule publicitaire, c’était Le Quotidien. Alors j’étais capable de me mettre à la place du client », note Linda Cantin, qui tient absolument à saluer les annonceurs qui lui ont fait confiance tout au long de ces années.

« Ils sont essentiels à notre survie », mentionne-t-elle.

Relève

Linda Cantin quitte le cœur léger, consciente que la relève, au sein de son département, a tout ce qu’il faut pour prendre le relais. La mère de deux enfants et grand-maman de cinq petits-enfants a l’intention de profiter pleinement de sa famille. Celle qui enfile ses skis de fond religieusement à 6 h chaque matin veut continuer de pratiquer son sport, mais peut-être « un peu plus tard et un peu plus longtemps ». L’adepte de plein air souhaite respirer le grand air, dont elle est friande, voyager et mettre en branle quelques projets de rénos.

« On va commencer ça avec un beau voyage familial. C’est le cadeau qu’on s’offre pour notre 40e anniversaire à mon conjoint et moi », confie la directrice sortante.

Le bénévolat occupera sans doute une partie de l’agenda de Linda Cantin, une femme au grand cœur qui aime les gens. En 2013, elle a assumé la présidence d’honneur du Défi Têtes rasées de Leucan. Linda a entraîné 11 personnes dans l’aventure et a pu amasser 25 000 $. L’année 2013 demeure mémorable pour elle, au même titre que tous les liens qu’elle a pu créer et solidifier à l’intérieur et à l’extérieur des murs du Quotidien et du Progrès.

« Tout le monde, ici, fait un travail incroyable. Vous allez tous me manquer », a-t-elle conclu, assise derrière un immense bouquet de fleurs.