Luc Fortier, Jeanine Tremblay-Dubois et Steeve Brown veulent rappeler aux vétérans que les filiales de la Légion royale canadienne sont là pour eux.

L’importance de soutenir les vétérans

En attirant l’attention sur les actions posées par la Légion royale canadienne, le président de la Filiale 209 Arvida et vice-commandant du District 03, Steeve Brown, espère aller « rechercher les gens dans la noirceur pour leur permettre de voir la lumière ».

Rencontrés mardi après-midi dans les locaux de la Filiale 209, à Arvida, Steeve Brown, Luc Fortier (président de la Filiale 235 Chicoutimi, officier d’entraide du District 03 et membre actif des Forces armées canadiennes) et Jeanine Tremblay-Dubois (officier d’entraide à la Filiale 209 Arvida) souhaitent rappeler aux vétérans que la Légion est là pour leur venir en aide. Ils veulent aussi mettre de l’avant l’aide qui peut être apportée aux vétérans qui vivent avec une blessure invisible et qui vivent avec des symptômes de stress post-traumatique (SSPT) à la suite d’une blessure de stress opérationnelle (BSO), donc une blessure survenue au combat.

Luc Fortier explique que la Légion peut aider les vétérans qui doivent vivre avec une BSO. « La Légion peut faciliter à accepter, elle est là pour eux. Ici, on est habitués à ça. » Il explique que l’expérience des légionnaires permet d’identifier les personnes qui ont besoin d’aide, mais pour qui le sujet représente un tabou. « Il y a des signes qui ne mentent pas, explique M. Fortier. On voit des gens qui se tiennent loin des fenêtres, qui repèrent leurs points de sortie, qui montrent de l’hypervigilance. On se voit et on se reconnaît. »

Steeve Brown raconte l’histoire d’un vétéran qui était incapable de rester plus de quelques minutes à la Légion et qui, au fil du temps, a appris à se mêler au groupe et à participer aux activités. « Il avait compris qu’il est ici pour être aidé, pas pour être jugé », résume Jeanine Tremblay-Dubois. Elle mentionne également être approchée par beaucoup de parents qui souhaitent obtenir de l’aide pour leurs enfants.

Steeve Brown souhaite léguer un message de « confidentialité et confiance » aux vétérans. « Avoir un lien de confiance est essentiel pour bâtir quelque chose. Il y a de l’aide disponible, le Fonds du coquelicot sert à ça. » Il rappelle que le Fonds du coquelicot sert uniquement à venir en aide aux vétérans, et qu’aucun montant n’est utilisé pour faire fonctionner les filiales de la Légion, qui sont opérées par des bénévoles.

Luc Fortier en a rajouté. « La plupart des gens qui veulent rester dans l’ombre ne veulent pas se faire brusquer non plus. À leur rythme à eux, s’ils viennent nous voir on va respecter le tempo qu’ils vont nous imposer, mais il faut qu’ils se permettent de mettre un genou par terre, c’est correct. Mettre un genou à terre ça ne veut pas dire que tu es faible, ça veut dire que tu es fort. Si tu acceptes de faire ça, tu rencontres une personne de confiance et déjà là, tu as avancé. Aujourd’hui, en 2019, on est rendu là, l’entraide n’est pas visible, mais elle est atteignable, et la Légion est un vecteur assez fort. »