Vacances de la construction 
Vacances de la construction 

L’heure de ranger les outils a sonné

Les attraits touristiques de la région, campings, sites d’aventures à sensation et autres activités qui méritent le détour vont voir débarquer une nouvelle vague de clients dans les prochaines heures, alors qu’une majorité de travailleurs et travailleuses de la construction vont rester dans la région pour la traditionnelle pause de l’été.

Les chantiers ont pratiquement tous été désertés dès jeudi soir par les ouvriers. Ils étaient plus rares vendredi matin sur les chantiers et ceux qui ont accepté de travailler ont donné un dernier coup de collier pour compléter un contrat ou tout simplement faire le nécessaire pour fermer un site sécuritairement pour deux semaines.

« On devait fermer hier soir, mais il fallait s’avancer. Les contrats doivent être terminés. On va faire des vacances dans la région. D’habitude, on part à Montréal avec les enfants, mais cette année, ça va se passer dans la région », a expliqué Marie Pierre-Gagné, peintre en bâtiment pour le compte de la firme Peinture GL.

La petite famille va donc mettre le cap sur des endroits inhabituels dans les prochaines heures. Le premier arrêt aura lieu pendant quelques jours au camping de Péribonka, avec sa meilleure amie, dont le conjoint est également un travailleur de la construction, avant le retour au Saguenay. « On va amener notre tente et si jamais il pleut, ils vont nous faire de la place dans la roulotte. Les enfants n’ont jamais fait d’équitation. On va leur faire essayer. Il y aura une sortie au site d’Arbre en Arbre. Nous voulons aussi aller faire de la pêche sur le littoral à Saint-Fulgence », prévoit-elle.

La jeune femme était contente de prendre une période d’arrêt avec la famille. La pause de travail pour le confinement a été assez longue. Elle se considère chanceuse de pouvoir travailler et sortir de la maison.

Le travail avec les mesures de distanciation et les équipements de protection n’a visiblement pas été trop difficile. « Pour les peintres, il est possible de travailler à distance. Pour le lavage des outils, nous sommes toujours en train de les laver. Ce n’est pas comme les autres métiers ou les travailleurs doivent s’aider en étant très rapprochés pour tenir une pièce ou manipuler des outils. »

Le conjoint de sa meilleure amie, également contremaître chez J. E. Perron, Mathieu-Claude Tremblay, abonde dans le même sens, à travers une visière passablement égratignée.

Lui aussi va faire de nouvelles choses pendant ses vacances. Sa copine a décidé du séjour au camping de Péribonka, qu’ils vont découvrir en famille et avec les amis. « On pine la roulotte et on part », annonce-t-il.

La COVID-19 a eu raison, cette année, d’une très ancienne tradition sur la construction. Généralement, les travailleurs fermaient les chantiers le vendredi midi et se rassemblaient un peu partout dans les brasseries pour souligner le début des vacances. Ce type de rassemblements est visiblement moins populaire en période de pandémie. Mais selon Denis Gravel, contremaître pour l’entreprise J. E. Perron, cette tradition avait déjà perdu des adeptes au fil des ans.

Le contremaître assure que la reprise sur les chantiers s’est bien déroulée malgré la mise en place des mesures sanitaires.

Les travailleurs Mathieu-Claude Tremblay, Marie-Pierre Gagné, Claude Gravel et Claude Gagnon ont mis les dernières touches à un chantier de construction pour la traditionnelle période des vacances de deux semaines, laquelle marque un arrêt généralisé au Québec, à l’exception de ceux qui oeuvrent sur les chantiers routiers.