Lettre contre GNL Québec: l’UQAC se dissocie encore

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) se dissocie une fois de plus de la pétition contre GNL Québec qui circule entre ses murs et déplore du même souffle la polarisation malsaine liée à ce débat.

La lettre d’opposition au projet industriel, rédigée par six membres du corps enseignant, a recueilli plus de 127 signatures sur une possibilité d’environ 630.

« On ne prend pas position sur cette lettre. On encourage cependant les débats. Mais on déplore la tendance à polariser les groupes. C’est ce qu’on remarque dans les différents médias sociaux, notamment. Ce qu’on prône, ce sont des débats sains, avec une ouverture d’esprit, de part et d’autre. Certains s’expriment en tant qu’experts, en tant que citoyens, et d’autres par allégeance. On ne veut pas de la censure, mais il faut simplement savoir que tous les types de points de vue sont mélangés ensemble, experts ou non », constate Marie-Karlynn Laflamme, porte-parole de l’UQAC, encourageant ainsi les gens à débattre de manière plus respectueuse.

Le nombre de signataires à l’UQAC représente sensiblement le même taux d’opposition que celui affiché dans la population, ressorti dans le sondage mené pour le compte de Som-Cogeco, l’automne dernier. Dans ce sondage, 64 % des citoyens de Saguenay se montraient en faveur de l’implantation d’une usine de liquéfaction de gaz naturel et 75 % de la population croyaient toujours que l’avenir économique de la région devait passer par de grands projets, comme celui de GNL. Jusqu’à maintenant, un peu moins de 25 % des enseignants, professionnels et chargés de cours ont signé la lettre d’opposition qui circule depuis une semaine.