Lettre contre GNL Québec à l'UQAC: plus de 120 signatures

Émilie Morin
Émilie Morin
Le Quotidien
En une semaine, la lettre ouverte rédigée par six membres du corps enseignant de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) contre GNL Québec a recueilli 127 signatures.

Professeurs, chargés de cours et professionnels étaient invités à signer la missive qui a aussi été envoyée aux premiers ministres Justin Trudeau et François Legault, aux ministres de l’Environnement fédéral et provincial, Jonathan Wilkinson et Benoit Charette, à la mairesse de Saguenay, Josée Néron, ainsi qu’aux députés fédéraux et provinciaux de la région. En tout, 63 professeurs provenant de huit départements de l’UQAC, 38 chargés de cours et 26 professionnels ont apposé leur signature.

Dans un communiqué envoyé mercredi soir, les rédacteurs et rédactrices de la lettre expliquent que celle-ci a plusieurs buts. « Appuyer les récentes sorties citoyennes et celles du milieu de la recherche contre les projets de GNL Québec, mettre en évidence les propositions de transitions développées et en développement à l’UQAC et offrir les expertises scientifiques présentes à l’UQAC pour développer des issues positives aux enjeux régionaux écologiques, économiques, sociaux et sanitaires. »

Parmi les arguments énumérés dans la lettre ouverte, dont Le Quotidien a obtenu copie, on note l’émission de GES de 7,8 millions de tonnes par an, le court cycle de vie des infrastructures en raison de l’épuisement de la ressource d’ici quelques décennies, les impacts sur le patrimoine naturel du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ainsi que les risques sur la santé publique reliés à la fracturation hydraulique.

La lettre s’attarde également à la structure de financement de GNL Québec, soulignant qu’elle « est construite de sorte à diminuer les retombées fiscales du projet au Québec, selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Dans le cas du projet Énergie Saguenay, ce ne serait pas la société en commandite GNL Québec qui serait imposée sur les dividendes, mais bien chacun des commanditaires individuellement, qui sont américains et établis dans des paradis fiscaux ».

Les membres du corps enseignant qui ont rédigé la lettre mentionnent qu’il « ressort de ces observations que c’est un leurre de croire que de futures infrastructures de transport gazier serviront aux intérêts de la région sur le moyen et long terme ».

Ils invitent les signataires à participer aux consultations tenues par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), lesquelles devraient avoir lieu au cours des prochaines semaines.