Maxime De Varennes

L'étau se resserre sur Maxime De Varennes

L'étau se resserre sur Maxime De Varennes. VCG Investissements inc., le principal créancier de la Pourvoirie des Laurentides de La Doré, veut retrouver son argent et tente de mettre la main sur les installations du pourvoyeur.
L'entreprise de Lévis, administrée par Stéphane Grégoire, exerce son droit hypothécaire sur la pourvoirie afin que celle-ci soit vendue sous contrôle de justice. Selon le Registre des droits personnels et réels mobiliers du Québec (RDPRM), la dette de Maxime De Varennes à l'égard de M. Grégoire s'élève à plus de 300 000$.
Lors d'une récente rencontre intervenue avec Réal Thivierge et son procureur, Stéphane Grégoire confirme lui avoir proposé de reprendre son ancienne pourvoirie. «J'ai offert la créance à la famille. Alors si elle veut la racheter, elle peut le faire par le biais d'une prise en paiement. Le processus effacerait les dettes et je leur financerais la pourvoirie sur une période de cinq ans. Ils m'ont dit non et je ne comprends pas pourquoi ils ne l'ont pas repris», confirme M. Grégoire, qui n'a pas été payé depuis octobre.
Ce dernier affirme avoir suivi les déboires médiatiques entourant Maximes De Varennes, depuis l'été dernier. Il dit qu'il a toujours été payé, si ce n'est que depuis les trois derniers mois.
«Je n'ai jamais rencontré M. De Varennes. VCG Investissements Corporation était la compagnie de ma conjointe et nous l'opérions à partir de la Barbade. Par l'entremise d'un courtier hypothécaire qui me réfère des dossiers à l'occasion, j'ai fait le prêt à partir de la Barbade. Tout le monde est dans le trouble avec M. De Varennes.»
En effet, par le passé, VCG Investissements Corporation était située à la Barbade. Des documents du RDPRM confirment que ses actifs ont été transférés à Lévis, en mars 2016.
«Maxime De Varennes ne fait plus ses paiements. Il n'est pas solvable. La pourvoirie a été hypothéquée dans notre dos. Une montagne de dettes engouffre la firme. De multiples poursuites non fondées sont contre nous», déplore Samuel Thivierge. «Si VCG Investissements devient propriétaire de la pourvoirie, il aura des choix à faire. Il pourra la revendre, la mettre en faillite ou encore l'opérer», tranche-t-il.
Samuel Thivierge et sa famille sont échaudés. Ils viennent de refuser de reprendre la Pourvoirie des Laurentides pour une somme de 300 000$.
L'appel de l'ex-propriétaire rejeté
Le Comité de révision de la Chambre des notaires a rejeté l'appel déposé par l'ex-pourvoyeur, Réal Thivierge, contre le notaire Samuel Blais de Dolbeau-Mistassini. La famille Thivierge persiste cependant dans sa démarche et poursuit le notaire, de même que Maxime De Varennes, pour une somme de près d'un million de dollars.
Dans une correspondance datée du 2 décembre, la secrétaire adjointe du comité de révision, Annie-Claude Roch, écrit « qu'il n'y a pas lieu de porter plainte devant le Conseil de discipline ». Elle ne précise toutefois pas pour quelles raisons les membres en sont venus à cette conclusion après avoir analysé l'affaire, laissant ainsi un goût amer au plaignant et aux membres de sa famille.
Dans cette histoire, M. Thivierge avait déposé une première plainte déontologique contre le notaire Blais le 11 janvier 2016. Il l'accuse d'avoir manqué à ses devoirs et obligations lors de la vente de la Pourvoirie des Laurentides de La Doré à Maxime De Varennes, en avril 2015. L'entreprise fut acquise au coût de 900 000$ et le vendeur n'a reçu qu'une somme de 175 000$ jusqu'à maintenant.
Après que la demande initiale ait été rejetée par le syndic de la Chambre des notaires en raison des versions contradictoires des parties entendues en cours d'enquête, le Félicinois en a appelé de la décision, mais en vain.
« Nous attendions l'appui du syndic de la Chambre des notaires avant d'entamer notre recours. Toutefois, sans leur appui, nous n'avons d'autre choix que d'aller de l'avant. On sait qu'on a gain de cause. Mais la justice n'est pas vraiment pour nous jusqu'à maintenant. Et tout au long de nos démarches, il nous apparaît clair que la faute va au notaire Samuel Blais », affirme Samuel Thivierge, fils de l'ancien propriétaire.
Poursuite de 1M$
Déterminée à se battre, la famille Thivierge a entrepris des démarches judiciaires formelles contre le notaire Blais et Maxime De Varennes auprès de la Chambre civile de la Cour supérieure.
L'ancien propriétaire de la Pourvoirie des Laurentides les poursuit pour une somme de près d'un million de dollars, dont 725 000$ correspondant au solde impayé de la transaction. Ils réclament 50 000$ pour stress, troubles, ennuis et inconvénients subis des suites de la transaction, 25 000$ à titre de dommages exemplaires et 50 000$ à titre de dommages-intérêts.
Une demande introductive d'instance d'une vingtaine de pages a été déposée au greffe de la Cour supérieure du district judiciaire de Roberval, le 6 décembre dernier.
Dans leur requête, les plaignants exposent leur version des faits et les raisons pour lesquelles ils prétendent avoir été floués. Un juge aura à analyser la preuve et à trancher.
De Varennes accusé d'avoir conduit alors qu'il était sous interdiction
(Louis Potvin) - Maxime De Varennes risque une peine d'emprisonnement pour avoir conduit un véhicule alors que ça lui était interdit.
La cause a été entendue pour une première fois mercredi au Palais de justice de Roberval. L'homme de 38 ans n'était pas présent devant la juge Isabelle Boilat. C'est l'avocat Denis Otis, au nom de l'avocat de De Varennes, Marc Henry, qui a demandé à ce que la suite des procédures soit fixée au 8 février pour prise de position.
Selon l'acte d'accusation, Maxime De Varennes aurait conduit un véhicule à moteur entre le 23 et le 27 mai ainsi que le 1er juin à La Doré. Des dates qui correspondraient vraisemblablement avec celles des entrevues réalisées par l'équipe de JE qui a diffusé un reportage en septembre.
Maxime De Varennes avait été condamné à une peine d'emprisonnement de 90 jours en décembre 2015 pour avoir conduit avec les facultés affaiblies et avoir infligé des blessures à sa passagère. Les événements sont survenus à Limoilou en 2011. Le juge lui avait aussi imposé une interdiction de conduite d'un an.
Si Maxime De Varennes est reconnu coupable, une interdiction de conduire minimale d'un an lui sera imposée. Aussi, il s'expose à une période d'emprisonnement ou à une amende.