Les villégiateurs veulent une aire protégée au sud du lac Kénogami

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Les villégiateurs qui s’opposent à la récolte forestière dans les forêts du domaine de l’État situées au sud du lac Kénogami vont tenir un colloque sur l’avenir de ce territoire qui fait l’objet d’un litige entre le ministère des Forêts et les détenteurs de baux.

L’objectif de ce colloque, qui se tiendra mardi soir à l’hôtel Delta Saguenay, est de mobiliser la population régionale afin de réactiver le dossier de la création d’une aire protégée sur ce territoire.

« Il est d’autant plus urgent d’agir du fait que les coupes forestières découlant du plan d’aménagement spécial sont en train de réduire à néant la qualité du paysage ainsi que le potentiel de conservation et les atouts récréotouristiques de l’endroit », insistent les organisateurs de l’événement.

Ces derniers ont déjà échoué dans leur tentative de faire suspendre par la Cour supérieure les opérations de récolte forestière décrétées par le ministre des Forêts, en raison de l’état d’avancement de l’épidémie de tordeuses du bourgeon de l’épinette. Le tribunal doit entendre le dossier sur le fond au printemps en alléguant que le ministère n’a pas consulté adéquatement la population.

Ils avancent aussi que la récolte forestière constitue une menace sérieuse pour la qualité de l’eau potable de 80 % de la population de Chicoutimi et Jonquière. Il faut cependant préciser que les coupes sont réalisées sur une infime partie de la superficie globale de l’ensemble du bassin versant.

« Alors que le gouvernement du Québec doit accélérer la création d’aires protégées s’il souhaite respecter son engagement de protéger 17 % de son territoire continental avant la fin de 2020, les organisateurs du colloque estiment qu’il est essentiel que la population régionale se mobilise pour réactiver le dossier de reconnaissance de cette aire de préservation projetée », indiquent les auteurs du communiqué.

En plus des villégiateurs qui s’opposent à la récolte forestière, des représentants de la Société pour la nature et les parcs (SNAP) Québec et de l’Action boréale assisteront à l’événement de mardi soir.

La récolte forestière effectuée dans ce secteur, qui devrait se poursuivre pendant quelques années, ne constitue pas un obstacle à la création d’une aire protégée.