Les vents forcent l’arrêt de la traversée du lac après 20 km

Pour la première fois en six ans, aucun cycliste n’a été en mesure de vaincre le Piékouagami dans le cadre de la Traversée du lac Saint-Jean en vélo, vendredi. Les vents de plus 50 km/h et la neige abondante ont forcé les 38 participants à abandonner le parcours après le 20e kilomètre.

Pourtant, tout a bien commencé jusqu’au kilomètre 10, alors que les participants roulaient même plus vite que la veille. « J’ai pu me rendre au km 10 en 40 minutes et ça roulait vraiment bien, a commenté Mathieu Bérubé, un des participants. Mais c’est après ça que ça c’est gâté. » Le vent a alors pris de l’ampleur et les lames de neige sont devenues de plus en plus fréquentes. Après 2h20, Mathieu a réussi à atteindre le km 20… en marchant presque la moitié du temps lors des derniers kilomètres. Même si l’organisation lui a offert de continuer, il a décidé d’arrêter son parcours à ce moment. « Je savais que les conditions allaient être encore pires plus loin et je n’avais plus tant de fun que ça », souligne l’homme qui avait traversé le lac l’an dernier dans des conditions très difficiles.

Malgré tout, il conserve un bon souvenir de cette nouvelle expérience sur le lac, tout comme la majorité des participants.

« C’est sûr que plusieurs cyclistes auraient préféré traverser le lac, mais la plupart d’entre eux ont dit qu’ils reviendraient pour terminer le défi », a remarqué David Lecointre, le directeur général de l’événement, avant d’ajouter qu’il n’a pas de contrôle sur le vent ni sur la température.

Ce dernier est content d’avoir pris la décision de sortir les participants du lac, pour éviter les blessures. « Personne ne s’est senti insécurisé et c’est le plus important de notre travail », a-t-il ajouté. Au moment d’écrire ces lignes, l’organisation travaillait d’arrache-pied pour faire en sorte que la course de samedi, où plus de 200 cyclistes sont attendus, puisse se réaliser dans les meilleures conditions possibles. Guillaume Roy