Le groupe d’intervention du Service de Travail de rue de Chicoutimi, accompagné de la députée de Chicoutimi, Mireille Jean, devant la fresque peinte sur la nouvelle maison en l’honneur de leur 25e anniversaire.

Les travailleurs de rue de Chicoutimi soufflent leurs 25 bougies

Le Service de Travail de rue de Chicoutimi a célébré ses 25 ans tout l’après-midi jeudi. Le tout a pris fin avec la présentation de la fresque peinte par 14 jeunes. « Ce sont eux qui ont décidé quels éléments allaient être représentés, parce que le travail que l’on fait, c’est pour eux », a expliqué la coordonnatrice du service, Janick Meunier.

Pour la première fois de son histoire, le service a enfin son chez-soi. « Nous avons dû déménager, dans les dernières années, et ç’a vraiment eu une répercussion sur notre clientèle. Quand on a vu que la maison qu’on louait était mise en vente, on a sauté sur l’occasion », ajoute-t-elle. Le 20 décembre dernier, la vente a été officialisée. Le Service de Travail de rue de Chicoutimi n’a plus besoin de s’inquiéter. Grâce à l’implication financière de leurs partenaires, ils sont devenus propriétaires du logement qu’ils occupent en plein cœur du centre-ville de Chicoutimi. « Ils nous ont offert la stabilité dont nous avions besoin. C’est inestimable. »

Le Service de Travail de rue de Chicoutimi œuvre avec la population de douze ans et plus. « Nous faisons principalement de la prévention et de la sensibilisation. Notre clientèle est souvent marginalisée, on travaille auprès de toute sorte de gens, que ça soit des gens dans l’itinérance ou en dépendance, des travailleurs du sexe et plus encore », explique Mme Meunier.

Le nombre de personnes qui ont été touchées par le travail que font les intervenants du Service est innombrable. « On a fait environ 4000 interventions en 2017, mais on n’a aucune façon de savoir combien de gens ont été touchés parce que parfois, on ne connaît même pas leurs noms », ajoute la coordonnatrice.

L’équipe du service travaille présentement à faire l’acquisition d’une nouvelle unité mobile d’intervention. « On veut être capable d’aller voir les jeunes dans leurs milieux, dans les parcs, les écoles, les avant-bals. Notre caravane le fait présentement, mais on a besoin de quelque chose de plus gros et de plus neuf », mentionne la dame.

Mireille Jean a répondu à cette demande en appuyant financièrement l’achat de cette unité d’intervention. « C’est important qu’ils puissent aller au-devant de leur clientèle, sur le terrain. J’espère que leur projet se réalisera le plus rapidement possible », dit-elle.