Chaque année, faute de place dans des classes, quelques dizaines de jeunes se retrouvent devant l’obligation d’être déplacés. En 2017-2018, 48 transferts ont été effectués à la Commission scolaire Lac-Saint-Jean-Est.

Les transferts d’élèves mal accueillis au Lac-Saint-Jean

Des parents d’élèves fréquentant des écoles primaires de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean se désolent du transfert de leur enfant vers d’autres écoles situées, parfois, dans d’autres municipalités de la MRC Lac-Saint-Jean-Est. Jusqu’à présent, 54 transferts sont prévus pour l’année scolaire à venir. Le nombre évoluera jusqu’à la dernière minute en fonction des nouveaux arrivants et des déménagements.

Chaque année, faute de place dans des classes, quelques dizaines de jeunes se retrouvent devant l’obligation d’être déplacés. En 2017-2018, 48 transferts ont été effectués.

La directrice générale adjointe de la CS du Lac-Saint-Jean, Christine Flaherty, assure que l’objectif est d’en faire le moins possible. « On comprend les parents d’être inquiets. Toutefois, on leur garantit que cela n’arrive pas plus d’une fois dans le parcours scolaire de leur enfant. Les jeunes sont traités aux petits oignons lorsque cela arrive », ajoute-t-elle.

Le nombre de transferts d’élèves a déjà été plus élevé par le passé à la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean. En revoyant ses bassins de clientèle, elle a été en mesure de réduire le nombre de transferts.

De la grogne à Saint-Bruno
Dans quelques jours, quatre jeunes de Saint-Bruno débuteront leur parcours scolaire dans une école primaire d’une autre municipalité. Les parents de Saint-Bruno ont fait valoir leur mécontentement sur les réseaux sociaux.

Mélanie Boivin, qui a appris la nouvelle à la fin du mois de juillet, ne digère toujours pas la décision. « On est quatre parents qui se tiennent et on veut que nos enfants aient une place. Je ne me bats pas que pour mon enfant, je me bats pour tous les enfants. Je suis révoltée. On m’a dit qu’on payerait quelqu’un pour surveiller nos jeunes lors du transfert, mais on ne veut pas ouvrir une troisième classe », explique-t-elle.

Mme Boivin déplore, notamment, que son fils, Jay Son Bouchard, doive faire 25 minutes d’autobus chaque matin et chaque soir. En plus de vivre avec le transfert, la petite famille se retrouve avec une dépense supplémentaire. « Je trouve cela ordinaire de devoir payer les frais de dîner et les lunchs. À Saint-Bruno, il serait venu dîner à la maison. S’il tombe malade, je devrai faire 45 minutes de voiture pour aller le chercher. En plus, j’habite dans un rang qui est souvent fermé l’hiver », explique la mère dont les premiers enfants n’ont pas vécu de transfert.

Celle qui a choisi de s’établir à Saint-Bruno en veut également à la municipalité. « Je leur ai parlé, ils n’étaient au courant de rien. Saint-Bruno fait de la publicité mensongère. La Ville devrait se renseigner avant de faire de la publicité. On a acheté ici, parce qu’on nous promettait la vie de famille et tous les services », souligne-t-elle.

La directrice générale adjointe de la CS du Lac-Saint-Jean confirme la situation pour les quatre élèves de niveau maternel de Saint-Bruno. Faute de place à Hébertville-Station, les jeunes débuteront leur parcours scolaire à l’école primaire Saint-Antoine de Saint-Gédéon. Selon ce qu’il a été permis d’apprendre, cette école comprend, cette année, deux groupes de maternelle de 15 jeunes.

Avant d’en arriver à cette solution pour la maternelle à Saint-Bruno, Mme Flaherty assure que le maximum a été fait. Ainsi, un élève supplémentaire s’ajoutera dans chacune des classes de l’école primaire dont le ratio s’élève à 19 élèves. Malgré cela, quatre jeunes doivent être transférés.

Mme Flaherty rappelle que l’ajout d’un groupe représente un coût d’environ 100 000 $. Ainsi, selon elle, pour éviter tout transfert d’étudiants, la facture s’élèverait à plus d’un million de dollars pour l’ensemble de la commission scolaire.