Le camping Chute à l’Ours, à Normandin, est le seul camping rejoint par Le Quotidien, qui avait de la disponibilité pour des saisonniers.

Les terrains de camping saisonnier se font rares

Pour les nouveaux campeurs, trouver un terrain de camping saisonnier peut prendre des années, avec les centres de villégiature qui accumulent les listes d’attente et quelques centaines de noms. Seulement deux terrains réservés pour cette clientèle seraient encore disponibles dans la région parmi la dizaine de campings rejoints par Le Quotidien.

Ces deux terrains sont situés au camping de la Chute à l’Ours, à Normandin. La responsable du service à la clientèle, Mélissa Asselin, pense qu’ils ne resteront pas libres encore longtemps.

« Nous avons une liste d’attente, et nous permettons aux gens intéressés de dire non trois fois avant de retomber à la fin de la liste. Présentement, tout le monde a été appelé, et il reste deux terrains disponibles. Ils devraient être pris cette semaine », a confirmé la responsable.

La dizaine d’autres campings au Saguenay-Lac-Saint-Jean n’avaient pas de disponibilités pour cet été, et ce, malgré un nombre impressionnant de terrains dans la région. Certains campings comptent jusqu’à 150 terrains réservés aux saisonniers.

Le camping Belley, qui compte environ 150 saisonniers, a repensé sa formule de liste d’attente pour donner une chance égale à tout le monde.

Pour plusieurs centres de villégiature, une liste d’attente est utilisée pour gérer l’arrivage de nouveaux saisonniers. Certains ont tellement de noms qu’ils ont dû fermer la liste. Pour le centre de villégiature Dam-en-Terre, la liste a été fermée en 2013, en raison de la trop grande demande. Pour le camping Mont-Plaisant, à Roberval, la liste est fermée depuis environ huit ans. Il y avait environ 350 noms d’inscrits, et l’organisation commence à en venir à bout. Le camping Colonie Notre-Dame à Alma, quant à elle, avait près de 150 noms sur sa liste.

Sa responsable, Dolores Villeneuve, a estimé qu’il prenait entre 6 et 10 ans à un saisonnier sur la liste pour avoir un terrain. « Pour nous, c’est bon signe, ça veut dire que les gens aiment ça ici », a indiqué la responsable.

Tous les campings sont touchés par cette demande grandissante. Le Camping Sainte-Monique, qui compte seulement 15 saisonniers, a deux personnes sur sa liste d’attente. Pour le camping de la Chute, à Dolbeau, la liste d’attente est un peu plus longue, soit avec une trentaine de noms. Mais, ce n’est pas parce que les listes sont plus courtes que le temps d’attente est moins long. Les campeurs ne quittent pas leur terrain toutes les années. Lyne Lavoie, responsable du camping de la plage Saint-Jude, a affirmé que cela variait beaucoup selon les années.

« Pendant quatre ans, personne n’a quitté, mais souvent c’est un départ par année », a indiqué la responsable.

Pour le centre de villégiature Dam-en-Terre, la liste des saisonniers a été fermée en 2013, en raison de la trop grande demande.

Tenter de régler le problème
De nombreux campings essaient de limiter le problème. En fermant les listes, les responsables essaient de satisfaire plus rapidement les voyageurs qui attendent depuis de nombreuses années.

Le camping Belley, à Saint-Henri-de-Taillon, a décidé de donner une chance égale à tout le monde. Son conseil d’administration s’est départi de sa liste d’attente de 250 noms, pour rappeler tout le monde et faire un tirage avec ceux qui étaient toujours intéressés. Chaque été, le tirage sera refait.

Pour le camping de la Chute, les saisonniers ne peuvent rester que trois étés. Après, ils retournent à la fin de la liste. Après trois ou quatre ans, ils reçoivent habituellement un terrain à nouveau.

Au camping Mont-Plaisant, la liste des saisonniers n’a pas bougé depuis huit ans.

Saint-Félix-D’Otis
Rappelons que le camping de la municipalité de Saint-Félix-D’Otis a admis vouloir retirer des saisonniers, pour laisser une plus grande place aux touristes. Cette vision est partagée par quelques campings de la région. Le camping Colonie Notre-Dame à Alma prévoit un agrandissement dans ce sens, mais on ne souhaite surtout pas se débarrasser des saisonniers.

« Nous agrandissons parce que nous avons l’espace pour le faire », a confirmé Dolores Villeneuve.

La responsable du camping de l’Anse, Annick Boudreault, a aussi affirmé que le nombre de saisonniers avait diminué un peu dans son camping, pour laisser la place à plus de voyageurs.

Certains prennent une autre direction et préfèrent augmenter le nombre de saisonniers pour combler la demande, comme le camping Sainte-Monique. La responsable du Camping de la Plage Saint-Jude, à Saint-Gédéon, Lyne Lavoie, a admis que s’il y était pour avoir du changement, ce serait pour convier davantage de saisonniers.