Chaque année, le FIRM réunit des milliers de personnes sur la rue Racine, à Chicoutimi. Robert Hakim, producteur de l’événement, espère pouvoir offrir un festival en présentiel en 2021. Il prépare toutefois un plan B avec une programmation qui inclut un volet virtuel.
Chaque année, le FIRM réunit des milliers de personnes sur la rue Racine, à Chicoutimi. Robert Hakim, producteur de l’événement, espère pouvoir offrir un festival en présentiel en 2021. Il prépare toutefois un plan B avec une programmation qui inclut un volet virtuel.

Les Rythmes et Bières du Monde: deux festivals à l'été 2021

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le Festival international des Rythmes du Monde (FIRM) et le Festival des Bières du Monde (FBM) auront bel et bien lieu à Saguenay à l’été 2021. Robert Hakim, producteur, confirme préparer un plan A et un plan B pour chacun des événements.

Robert Hakim est optimiste. Le producteur de spectacles est convaincu qu’il y aura un été de festivals au Québec en 2021. Évidemment, il ne peut prédire quelles seront les règles entourant la tenue des événements, mais il est certain qu’elles seront moins strictes que celles qui prévalaient au cours de l’été 2020, où il est tout de même parvenu à proposer le festival Brasse ta région.

« Je collabore avec d’autres événements qui travaillent très fort pour qu’il y ait un été au Québec. Je suis assez optimiste. Avec les tests rapides et les vaccins, je suis persuadé que ça va aller très vite », affirme le producteur au cours d’un entretien téléphonique.

Le FIRM est membre du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), comme le Festival de jazz de Montréal et le Festival d’été de Québec. Le producteur est donc bien au fait des développements en matière de spectacles.

« Nous recevons des informations fraîches presque tous les jours. Ce que je comprends actuellement, c’est que nous aurons un été de festivals. Le gouvernement ne peut pas se permettre de laisser tomber le tourisme deux années de suite. Ce serait catastrophique. »

Robert Hakim s’attend à voir augmenter le nombre de personnes qui pourront se trouver en même temps sur un site. « L’été dernier, c’était 250. On a exploité cette possibilité avec Brasse la région, le premier plateau du genre au Québec. L’été prochain, on s’attend à voir ce nombre augmenter à 1000 ou 1500 personnes. »

Puisqu’il ignore comment se déroulera la vaccination au pays, le producteur fonde beaucoup d’espoir sur les tests rapides. « Les tests rapides, c’est la solution. Actuellement, dans le monde, il y a des événements. Le dernier a eu lieu en Allemagne et 10 000 personnes ont pu être réunies avec des règles strictes, la prise de température et des tests rapides avant d’entrer sur le site, qui aurait habituellement pu contenir 100 000 personnes. »

Confiant, Robert Hakim travaille à la préparation de ses festivals. « Je pense que le “go” du gouvernement pour l’été va venir vers la fin de février ou le début du mois de mars. On ne peut pas attendre avant de commencer le travail. On va être prêts. L’an passé, on a tous été pris de court. Ça faisait huit mois qu’on travaillait. Les dépenses étaient engagées, mais on n’a eu aucune rentrée d’argent. Là, on va de l’avant quoiqu’il arrive. »

Tous les artistes prévus en 2020 ont été reportés. La programmation 2021 devrait donc être la même que celle prévue l’été dernier. « Les artistes américains vont être vaccinés. Ils sont prêts, mais on ne sait pas si le gouvernement va permettre qu’ils viennent. J’ai un plan B entièrement québécois pour les deux événements. Même pour le FIRM, je peux proposer de la musique du monde avec les artistes du Québec et mon plan B est presque aussi fort, sinon plus, que mon plan A. J’ai aussi un plan A qui consiste en des événements en présentiel uniquement, et un plan B qui est un mélange de présentiel et de virtuel. »

Quant à la réponse du public, le producteur craint davantage les traces que pourrait laisser la pandémie sur le public du FIRM que sur celui du FBM. « La clientèle du Festival des Bières du Monde a entre 18 et 35 ans. C’est des gens qui sont moins inquiets. Ils sont présents, peu importe le temps. La clientèle du FIRM est plus âgée et je pense qu’une partie de la population va rester plus prudente. Mais on va s’adapter à ça, assure-t-il, soulignant que les détenteurs de billets du FBM ont accepté de conserver leurs billets de l’an dernier dans une proportion de 80 %. C’est très important. Ç’a assuré la stabilité. »

S’il est convaincu de bien se sortir de l’épisode COVID-19, le producteur, qui a vu son équipe passer d’une dizaine de personnes à trois, s’admet toutefois inquiet pour le sort de certains événements. « C’est sûr qu’il va y avoir des pertes. Certains festivals vont disparaître. D’après ce qu’on entend, c’est environ 20 %. Les plus petits sont à risque, mais je pense que la plupart des gros événements vont s’en sortir. »

Robert Hakim souhaite également que Saguenay supporte tous ses événements. « Je pense qu’à la Ville, les gens comprennent bien que la population aura besoin de s’amuser. »

Celui, qui est lui-même immunosupprimé, lance toutefois un message clair à la population : « Si on veut un été, il faut sacrifier une fête. Il faut faire attention. »

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