Les Russes testent les défenses américaines et britanniques 

Depuis quelques jours, on rapporte un accroissement des activités aériennes russes au nord des États-Unis et du Royaume-Uni. Le 9 mars, des F-22 américains et des CF-18 canadiens ont intercepté des appareils russes qui approchaient de la zone d’identification de l’Amérique du Nord. Deux avions de reconnaissance maritime Tu-142 Bear, de vieux bombardiers turbopropulsés qui ont fréquemment testé les défenses du Bloc de l’Ouest pendant la Guerre froide, « ont pénétré dans la zone au nord de l’Alaska et y sont restés pendant à peu près quatre heures », avait indiqué le NORAD, dans un communiqué. Même chose au nord du Royaume-Uni. En l’espace d’une semaine, les forces aériennes norvégiennes et britanniques ont fait décoller des avions de combat placés en alerte pour identifier, à trois reprises, des avions militaires russes approchant la zone d’identification aérienne dont elles ont la responsabilité.

La Royal Air Force a rapporté l’interception de Tu-142, mais le 12 mars, les F-16 norvégiens et les Typhoon britanniques ont intercepté deux bombardiers stratégiques russes Tu-160 « Blackjack », des bombardiers à réaction modernes.

Les intrus volaient dans l’espace aérien international à proximité des frontières du Royaume-Uni à l’ouest de l’Irlande, transpondeur éteint, en violation des règles de l’aviation internationale en temps de paix. Le transpondeur est un dispositif destiné à augmenter la force de l’écho radar tout en fournissant des informations sur l’aéronef en vol, telles que son identification, sa vitesse et son altitude. Les Russes volent souvent transpondeur éteint comme s’ils étaient en guerre pour tester les capacités de réponse de l’adversaire.