Le Quotidien

Les Russes testent les défenses américaines et britanniques 

Normand Boivin
Normand Boivin
Le Quotidien
Depuis quelques jours, on rapporte un accroissement des activités aériennes russes au nord des États-Unis et du Royaume-Uni. Le 9 mars, des F-22 américains et des CF-18 canadiens ont intercepté des appareils russes qui approchaient de la zone d’identification de l’Amérique du Nord. Deux avions de reconnaissance maritime Tu-142 Bear, de vieux bombardiers turbopropulsés qui ont fréquemment testé les défenses du Bloc de l’Ouest pendant la Guerre froide, « ont pénétré dans la zone au nord de l’Alaska et y sont restés pendant à peu près quatre heures », avait indiqué le NORAD, dans un communiqué. Même chose au nord du Royaume-Uni. En l’espace d’une semaine, les forces aériennes norvégiennes et britanniques ont fait décoller des avions de combat placés en alerte pour identifier, à trois reprises, des avions militaires russes approchant la zone d’identification aérienne dont elles ont la responsabilité.