Chaque semaine, près de 300 jeunes participent au camp de jour de l’UQAC. La direction ne sait toujours pas si les camps se tiendront pour la saison 2020.
Chaque semaine, près de 300 jeunes participent au camp de jour de l’UQAC. La direction ne sait toujours pas si les camps se tiendront pour la saison 2020.

Les revenus de l’UQAC seront affectés

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) annule ses deux sessions de cours de langue, retarde les inscriptions des camps de jour et ne sait toujours pas si les quelque 1200 étudiants étrangers feront leur entrée à l’automne. Trois programmes et activités qui profitent financièrement à l’établissement d’enseignement supérieur.

« C’est évident que la situation va avoir un impact négatif sur nos revenus. Ce n’est pas encore chiffré, car il y a encore trop d’inconnu », commente Marie-Karlynn Laflamme, directrice des affaires publiques et des communications à l’UQAC.

L’école de langue de l’université accueille chaque année près de 300 étudiants provenant d’un peu partout dans le monde. L’édition 2020 est donc officiellement annulée.

Pour ce qui est des camps de jour, la direction préfère attendre encore quelques semaines avant d’ouvrir les inscriptions ou abandonner le service pour l’été 2020. Chaque semaine, ce sont plus de 300 jeunes qui participent à ce camp d’été. Les camps se déroulent sur neuf semaines.

Chaque année, près de 1200 étudiants internationaux font leur arrivée à l’UQAC, ce qui représente 25 % de toutes les admissions. L’annulation de leurs arrivée à l’automne ferait perdre d’importants revenus à l’établissement d’enseignement.

« On doit attendre les directives du gouvernement. Mais si on peut ouvrir, on sera prêts à le faire », assure Mme Laflamme.

Quant aux quelque 1200 étudiants étrangers, dont 1000 Français, la direction de l’UQAC ne peut se prononcer sur leur arrivée. Les inscriptions se poursuivent comme à l’habitude, mais si les frontières sont toujours fermées, ils ne pourront de toute évidence étudier dans la région. Est-ce que les étudiants pourront suivre les cours à distance ? La direction de l’UQAC n’écarte pas cette possibilité si les mesures de confinement sont toujours en cours à l’automne.

« On se prépare à offrir les cours différemment, s’il le faut. Il faut voir si les étudiants internationaux sont aussi intéressés à des cours virtuels. Mais la plupart veulent vivre l’expérience québécoise au complet. Il faut cependant vivre d’espoir, tout en se préparant au pire, en se réajustant avec les annonces du gouvernement. »

Les étudiants internationaux représentent près de 25 % de la clientèle de l’UQAC. Une annulation de ses admissions représenterait donc une importante perte financière pour l’établissement qui, rappelons-le, a investi de l’argent et des efforts pour recruter des étudiants étrangers. Ce créneau permettait à l’université régionale d’augmenter ses revenus, dans un contexte de sous-financement des établissements d’enseignement supérieur.

« On a crée un bureau international et ça fonctionne. On est reconnu pour ça et il a fallu beaucoup d’années pour en arriver là. Je ne pense pas qu’on va perdre ça, avec la crise. Mais pour l’année en cours, tout le monde est dans le même bateau et soumis aux mêmes contraintes. »