Le président de l'Association des retraités d'Abitibi Consolidated, Armand Gauthier, et Florent Jacques, vice-président, s'inquiètent que le désordre écologique mette en péril les acquis des retraités.

Les retraités craignent pour leurs acquis

L'Association des retraités d'Abitibi-Consolidated (ARAC) qualifie le geste posé par des militants de l'organisme Greenpeace de «désordre écologique» nuisant à l'industrie et pouvant mettre en péril les acquis des retraités.
Au nom des 500 membres actifs et de l'ensemble des retraités d'Abitibi-Consolidated, désormais Produits forestiers Résolu, le président de l'ARAC, Armand Gauthier, et le vice-président, Florent Jacques, ont soutenu que «les écologistes vont trop loin, qu'ils devraient apprendre à s'arrêter et à discuter».
«Les conséquences de ce désordre écologique sont majeures. On ne le dit pas, mais cela pourrait mener jusqu'à des pertes d'emplois, des fermetures de machine ou des fermetures d'usine», a souligné Armand Gauthier.
Selon le président de l'ARAC, l'écologisme poussé à l'extrême nuit à l'entreprise et à la société en faisant miroiter une mauvaise image à l'industrie, ce qui fait perdre des clients aux entreprises. «La culture de l'industrie a changé. La forêt n'est plus saccagée comme avant. Les compagnies la protègent. Les écolos sont en retard, ils se sont éloignés de la réalité du milieu. Ils devraient parler avec les gens de l'industrie plutôt qu'agir comme des sauvages», a-t-il ajouté, visiblement exaspéré.
«Pour nous, il est plus important de protéger les gens que les caribous», illustre-t-il.
L'ARAC s'inquiète également pour les acquis de ses membres. «Les retraités se sont battus pour avoir des fonds de pension et une entente de stabilité. Mais cette entente dépend de la survie économique de l'entreprise. On veut protéger nos arrières. Si les écologistes de ce monde continuent comme ça, les conséquences seront graves pour nous», a soutenu Florent Jacques.
Selon les deux hommes, le geste de mardi a été la goutte qui a fait déborder le vase. «On est sensibles à des gens comme ça, car ce qu'on a bâti pourrait être brisé par ces personnes et ces associations», a conclu M. Gauthier.