Environ 40 des 60 résidants du chemin Saint-Isidore ont fait entendre leur message au conseil d’arrondissement de Jonquière.

Les résidants veulent de l’eau

Les résidants du chemin Saint-Isidore ont bien porté leur message au conseil d’arrondissement de Jonquière, mardi soir, alors qu’une quarantaine d’entre eux étaient présents pour demander d’avoir enfin accès au service d’eau potable. Ils dénoncent également l’état de la chaussée.

Le groupe était mené par le citoyen Jean-Claude Ménard, qui œuvre sur le dossier depuis 2013. « On demande juste l’eau », a-t-il indiqué au Quotidien après la séance, spécifiant qu’il ne s’agissait pas de demander le raccordement au réseau d’égouts. « On a déjà tous une fosse septique », a-t-il mentionné.

Selon lui, le chemin Saint-Isidore compte 28 résidences et trois entreprises. Il a calculé qu’au total le chemin compte 60 résidants, rendant impressionnante la quantité d’entre eux qui se sont déplacés pour se faire entendre. Ils ont d’ailleurs été félicités par les conseillers, notamment Carl Dufour, pour avoir fait entendre leur point de vue avec calme et respect.

Le chemin Saint-Isidore donne sur le boulevard du Royaume (route 170) à la sortie de Jonquière, en direction d’Alma. Il se trouve à environ trois kilomètres du centre-ville.

Le problème est que ces gens n’ont pas accès à l’eau potable du réseau de Saguenay. Environ la moitié des résidences n’ont accès à aucun réseau, alors que l’autre moitié est branchée sur réseau privé.

Selon les explications fournies au conseiller Jonathan Tremblay par les ingénieurs de la Ville, il ne serait pas possible de rendre une conduite jusqu’à ce chemin à des coûts raisonnables.

La conduite d’eau de Saguenay passe toutefois tout juste de l’autre côté du boulevard du Royaume. On lui dirait cependant qu’il n’est pas possible de passer sous la rue et qu’il faudrait faire un grand détour pour se rendre au chemin Saint-Isidore.

M. Ménard, et bien d’autres résidants ont peine à comprendre cette explication. Carte à l’appui, ils ont montré au journaliste après la séance que le réseau privé est branché sur celui de la ville, alors qu’une borne-fontaine est bien alimentée par le réseau, même si elle se trouve de leur côté du boulevard. C’est à cette conduite que serait rattaché le réseau privé.

N’ayant pas accès à l’eau courante, les résidants doivent donc se tourner vers des puits artésiens. Et là encore, la situation est intenable selon eux, car la forte teneur en souffre de l’eau les force à la traiter avant de la consommer.

Une rencontre avait déjà eu lieu la semaine dernière entre M. Ménard et la présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour. Le directeur général de l’arrondissement, Mathieu Gravel, y était également. En 2013, le projet aurait été évalué à 700 000 $, pour atteindre aujourd’hui 1,5 M$, ce qui reviendrait à environ 50 000 $ par résidence, a chiffré Jonathan Tremblay.

Le conseiller a expliqué qu’il est difficile de financer des travaux de raccordement au réseau d’aqueduc, car peu ou pas de subventions sont disponibles à Québec. Il compte cependant sur la promesse de Josée Néron de refaire 40 kilomètres de routes annuellement. Il a rappelé qu’il a déjà obtenu un financement de 600 000 $ pour faire des travaux semblables sur deux tronçons du chemin Saint-André. Et il ne croit pas qu’il faille nécessairement attendre le réasphaltage pour faire les travaux d’aqueduc. « Ça n’a pas brisé l’asphalte la façon d’insérer l’eau », a-t-il assuré, en se rappelant l’intervention sur Saint-André.