BayShore Groups a contesté le rôle d’évaluation 2016-2018, mais sans se présenter devant le tribunal.

Les représentants de BayShore absents pour leur contestation

L’entreprise propriétaire de l’ancienne usine Cascades à Jonquière contestait les valeurs de ses terrains et bâtisses devant le Tribunal administratif du Québec, mais ne s’est pas présentée à deux reprises pour défendre son point.

C’est ce qui ressort d’une décision rendue par les juges administratifs Jacques Forgues et Pierre Lanthier le 7 mars.

BayShore Groups, par le biais de son nom de compagnie à numéro 2 477 621 Ontario Inc., avait formé « trois recours au Tribunal au motif que les valeurs inscrites au rôle sont supérieures aux valeurs réelles, ainsi que l’exige la Loi sur la fiscalité municipale », peut-on lire dans la décision.

Les valeurs contestées étaient celles du rôle d’évaluation triennal 2016-2017-2018. Les valeurs des trois propriétés du chemin Saint-André à Jonquière atteignaient 13 017 500 $, soit 10 223 600 $ pour les bâtisses et 2 793 930 $ pour les terrains.

« Bien que convoquée à l’audience conformément à l’article 129 de la Loi sur la justice administrative, tel qu’il appert de l’avis de convocation du 21 novembre 2018 et de l’avis de convocation modifié du 5 février 2018, la requérante fait défaut de se présenter aux temps et lieu fixés sans avoir valablement justifié son absence », ont écrit les juges administratifs.

Ils n’ont donc eu d’autre choix que de donner raison sur toute la ligne à Saguenay et conserver les valeurs initiales.

C’est aussi ce qu’a confirmé le directeur du Service des communications de Saguenay, Jeannot Allard.

En juin 2018, Saguenay avait publié un Avis de vente pour défaut de paiement de taxes. « Mais ça n’a jamais abouti, a indiqué Jeannot Allard. C’est encore BayShore qui est propriétaire. C’est possible qu’on en fasse un autre un jour, mais là c’est encore le processus de décontamination qui suit son cours, donc on ne bouge rien. »

Pour l’instant, à titre de dernier opérant, c’est Graphic Packaging qui se charge du démantèlement. L’ancienne cartonnerie est fermée depuis juillet 2015.