Les radars photo à Saguenay, une bonne idée parmi d’autres, selon la mairesse

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
La proposition du conseiller Jean-Marc Crevier d’ajouter des radars photo pour réduire la vitesse dans les rues de Saguenay est une « bonne idée », selon la mairesse Josée Néron. Mais cette solution n’est « qu’un moyen parmi plusieurs » actuellement analysée à sa demande.

« Les astres sont alignés, car en matinée (quelques heures avant la sortie du conseiller Crevier), j’étais en rencontre avec le chef de police et le conseiller Kevin Armstrong. J’ai demandé de prendre le temps de faire un plan d’action, d’analyser toutes les mesures possibles pour que ça donne des résultats tangibles à la population », précise Mme Néron.

En séance du conseil d’arrondissement de Jonquière, mardi, le conseiller Crevier a lancé l’idée de mettre des radars photo dans la ville. Mais il existe plusieurs autres solutions pour venir à bout de cette problématique de vitesse, dont l’ajout d’arrêt-stop et même d’effectifs policiers, lance Mme Néron.

« Les radars, c’est un moyen qui a été contesté beaucoup, mais la technologie s’est améliorée. Ça prend également des autorisations du gouvernement, donc il faut justifier le fait d’en poser. Est-ce que dans l’entrée d’un quartier c’est une bonne idée ? Je pense que c’est un moyen intéressant, mais qui est plus approprié dans d’autres secteurs. »

« Il y a des choses qu’on peut faire tout de suite, des actions peu coûteuses. Par exemple, un arrêt-stop. Au lendemain de l’accident sur la rue Saint-Pierre à Jonquière, on a vérifié et il y en avait un autrefois. Il a été enlevé, alors que je n’étais pas là. C’était la décision de l’ancienne administration », laisse tomber la mairesse.

Le Service de police manque également d’effectifs, constate la mairesse, penchant en faveur d’une augmentation du nombre de policiers.

« Est-ce qu’on doit embaucher plus de policiers ? Est-ce mieux d’embaucher plus de gens, des gens qui font plus que de la surveillance de vitesse ? On roule à effectif réduit à la ville, résultat d’un choix du passé. Il y a des villes qui ont des services plus importants », remarque la mairesse, espérant que le plan d’action soit rapidement déposé sur son bureau.