La réflexion d’André Tremblay a été portée devant le conseil municipal de Saguenay, mercredi, lors de la séance d’adoption du budget pour l’exercice 2019.

Les propriétés de Rio Tinto sont à réévaluer

André Tremblay, un ex-cadre responsable des propriétés immobilières chez Alcan, croit que Saguenay devrait procéder à une réévaluation complète des installations de Rio Tinto qui se trouvent sur son territoire. La Ville pourrait ainsi mieux connaître leur valeur réelle et augmenter ses chances de hausser ses revenus de taxation.

La réflexion de M. Tremblay a été portée devant le conseil municipal de Saguenay, mercredi, lors de la séance d’adoption du budget pour l’exercice 2019.

En entrevue, M. Tremblay a appuyé une partie de son argumentation sur le fait qu’en 2007, Rio Tinto a acquis Alcan au prix de 38 milliards $, en payant deux fois le prix de la valeur en bourse. « En analysant les chiffres, on constate que le prix payé ne s’est pas reflété dans le rôle d’évaluation de Saguenay. Dans le rôle 2010-2012, les installations ont été évaluées à 918 M$. Dans le rôle suivant, leur valeur a été ajustée à la baisse à 818 M$ », affirme le citoyen.

Loin d’affirmer qu’il doit y avoir un lien direct entre le prix des actions payées à la bourse et la valeur immobilière des installations de production, M. Tremblay constate que dans un libre marché, un acheteur a volontairement consenti à payer deux fois le prix pour des actifs industriels et qu’en fin de compte, la valeur payée ne se reflète pas dans le rôle d’évaluation de Saguenay. « Il existe deux régimes différents. L’un s’applique pour le petit citoyen. Chaque fois qu’il y a une transaction dans le secteur résidentiel, la transaction se reflète sur le rôle d’évaluation de la Ville. Pourquoi ça ne s’applique pas pour les grands industriels ? », interroge-t-il.

M. Tremblay applique le même raisonnement pour la collecte de la taxe sur les mutations immobilières. Les propriétaires résidentiels reçoivent une facture chaque fois qu’il y a changement de propriétaire. « Pourquoi y a-t-il deux poids, deux mesures et deux types de contribuables ? »

C’est dans ce contexte, selon lui, que les dés doivent être brassés en matière de fiscalité foncière municipale.