Une infirmière au travail

Les professionnelles en soins se rangent derrière la FIQ

Les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes de la région ont choisi la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) comme syndicat, au terme d'une campagne qui dure depuis le mois de décembre.
Le résultat a été annoncé dans la journée de lundi. La FIQ représente maintenant 3200 professionnelles en soins, ce qui est une augmentation de 800 membres environ. « Je suis très satisfaite. Il y a maintenant un seul syndicat dans la région pour représenter les professionnelles. Ça nous donne une bonne force pour les futures négociations, avec la direction du CIUSSS entre autres », mentionne la présidente du comité exécutif transitoire du syndicat des professionnelles en soins (FIQ) Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martine Côté.
Le syndicat était en compétition avec le Syndicat des intervenants et intervenantes de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS). La période du changement d'allégeance syndicale dans le réseau de la santé s'est terminée le 24 février. Le dépouillement des votes a pris fin lundi.
« Je crois que la loi du nombre nous a favorisés en partant. On représentait déjà une bonne partie des professionnelles. Les gens étaient satisfaits de leur syndicat et ils ont voulu le garder », estime Mme Côté.
Selon elle, la campagne dans la région a été ardue. « On est très fiers, par contre. On a mené une campagne forte et propre. Nous avons présenté notre vision du syndicalisme, celle d'une organisation vouée à la défense de ses membres, mais également à celle des patients et du réseau de la santé », ajoute la présidente du comité exécutif transitoire.
Martine Côté estime que la FIQ a remporté le vote des professionnelles de la santé dans plusieurs autres régions du Québec, qui devaient également choisir leur nouveau syndicat.
Par communiqué de presse, la présidente de la FIQ, Régine Laurent, souhaite la bienvenue aux nouvelles membres, et remercie les autres d'avoir réaffirmé leur engagement envers le syndicat. Il s'agit pour elle d'une belle marque de confiance.
D'après la FIQ, cette campagne a été forcée par la réforme du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, puisque la loi 10 a provoqué la fusion de plusieurs établissements partout dans la province.
Réactions
La présidente du SIISNEQ, Nathalie Savard, mentionne respecter le choix des professionnelles de la santé, qui ont voté pour que la FIQ les représente. « Les gens se sont exprimés. On doit respecter leur décision. Ça ne va pas nous empêcher de continuer à mener nos combats », ajoute-t-elle.
Le SIISNEQ représentait 450 personnes à Jonquière. Le syndicat avait également des membres dans le réseau des centres jeunesse. « La perte de ces membres a été compensée par les gains qu'on a eus dans la Côte-Nord », mentionne toutefois Mme Savard.
Elle a également profité de l'occasion pour remercier les membres de la région que la SIISNEQ a représentée pendant plusieurs années. « Ils nous ont fait confiance pendant très longtemps. On veut dire que ce n'est qu'un au revoir », poursuit la présidente.
Par ailleurs, elle estime également que cette campagne entre les syndicats a été imposée par le milieu de la santé.
Pour ce qui est de la Fédération de la santé et des services sociaux, le vice-président régional, Gaston Langevin, n'est pas surpris du résultat du vote. 
« On était dans la course, mais on n'était pas vraiment forts. On n'avait que 300 membres, alors que la FIQ en avait un peu plus de 2000. On n'avait pas beaucoup d'espoir », raconte-t-il.
Toutefois, la FSSS représente maintenant les employés administratifs du CIUSSS, soit 1200 personnes, qui devaient également se prononcer sur leur nouveau syndicat. « On est très satisfait ! », conclut M. Langevin.