Les membres de l’équipe de soutien aux opérations se sont réunis, jeudi, avant d’amorcer le travail sur la route 169.

Les policiers se font voir

Une opération de sécurité routière organisée jeudi par la Sûreté du Québec (SQ) aura permis de rappeler aux automobilistes qu’ils seront présents sur la route pendant la semaine de relâche. L’opération visibilité s’est notamment déroulée sur la route 169 entre les limites d’Hébertville et de la jonction de la route 175.

Jeudi, Le Progrès s’est joint à l’équipe de soutien aux opérations basée à Chicoutimi et dont la mission première est d’assurer la sécurité des usagers de la route, lors de l’opération Phare.

« On souhaite laisser une trace dans le subconscient. On veut que les conducteurs aient une crainte de se faire intercepter et de recevoir un billet. On veut être visibles », explique l’officier d’opération pour le Centre de service d’Alma de la SQ, la sergente Alexandra Houle.

« Le but, ce n’est pas d’intercepter des gens, c’est d’être visibles », ajoute le responsable de l’équipe de soutien aux opérations, le sergent Patrick Houde.

En temps normal, un véhicule patrouille est dédié à la route 169 menant à Québec. Le policier est en mesure de valider la vitesse des automobilistes grâce à un cinémomètre mobile.

Lors de notre présence, un policier assurait la fonction d’opérateur avec un cinémomètre laser alors que trois autres policiers interceptaient les véhicules. L’heure passée sur la route aura permis à l’auteure de ses lignes de participer à quelques interventions. La première aura coûté 138$ en plus de deux points d’inaptitude à un automobiliste qui roulait à 118 kilomètres à l’heure. Un autre automobiliste aura, pour sa part, eu plus de chance. Malgré une vitesse de 114 km/h, le conducteur a évité un constat d’infraction. La configuration de la route et les véhicules qui se trouvaient à proximité limitaient la sécurité de la manoeuvre pour le policier au volant. La dernière personne interceptée aura continué sa route avec une contravention de 225$ en plus de trois points d’inaptitude. Dans ce cas, les policiers ont détecté à l’oeil une vitesse élevée que le cinémomètre a confirmée à 122 km/h.

« On ne veut pas mettre notre propre sécurité et celle des autres en danger pour une infraction au code de la sécurité routière », a confié le porte-parole de la SQ, Hugues Beaulieu, qui nous accompagnait dans cette journée de travail atypique.

Le cinémomètre laser a un rayon d’action de la taille d’un 2$ sur une distance allant de 400 à 600m.

La majorité des interactions entre les policiers et les conducteurs fautifs se déroulent sur des bases courtoises. Nos coéquipiers d’un jour ont confié que les infractions reliées à des excès de vitesse sont moins critiquées que le fait de ne pas porter la ceinture de sécurité ou l’omission de se conformer à un arrêt obligatoire.

Conditions climatiques

Les statistiques le prouvent, un fort pourcentage des accidents graves ou mortels sont reliés à des comportements humains. « C’est important pour un conducteur d’adapter sa conduite aux conditions atmosphériques et aux conditions routières autant en situation hivernale que sous la pluie. L’article 330 du Code la sécurité routière vient rappeler qu’un conducteur doit adapter sa conduite et que s’il ne le fait pas, il est passible d’une amende », souligne Hugues Beaulieu. En revanche, les journées ensoleillées sont le théâtre de plus d’accidents.

Le rendez-vous entre ces patrouilleurs de la Sûreté du Québec et l’équipe du Progrès était prévu bien avant la collision mortelle survenue lundi au kilomètre 51 de la route 169.